‹ Psychologie de l'idiot et de l'imbécile (volume 2)Chapitre 100 sur 213 · Griesinger, loc. cit · texte numérisé non relu

Griesinger, loc. cit

une taille lourde, massive, mal proportionnée ; leurs traits sont épais et plus vieux que ceux de leur âge; la lourdeur de leurs mouvements, l'état de passivité, de stupidité dans lequel ils se trouvent constamment et dont rien ne peut les tirer, font qu'ils ont toujours l'air plongés dans un état de somnolence; beaucoup d'entre eux ont un aspect sombre, mélancolique; d'autres au contraire, ont la physionomie absolument indifférente. Ils ont lair de ne penser à rien. Leur intelligence est complètement muette. »

Les idiots curables ne sont déjà plus gâteux ; ils savent se servir de la fourchette, de la cuiller, du verre, du couteau, plus ou moins mal, d'un ou de plusieurs de ces objets, mais ils mangent déjà moins malproprement. Leur tenue laisse cependant beaucoup à désirer, malgré la surveillance la plus constante. Ils sont débraillés, couverts de taches, se roulant partout sans précaution. Il est exceptionnel d'observer un idiot propre. Leur attitude générale est mauvaise. Ils ne se tiennent pas le corps droit, la tête est penchée, ils ont du déhanchement en marchant, ils laissent lesb ras ballants. Toute leur personne dénote l'incertitude, l'indifférence qui est le fond même de leur nature. Il faut, ajouter encore à cela de fréquentes difformités, genu vaîgum, pied-bot, rachitisme, hémiplégie, athétose, chorée, etc.

Passons maintenant à la description des trois principales catégories d'idiots, qui se différencient nettement à première vue.

Les microcéphales présentent un aspect très variable. On ne s'entend pas encore très bien sur la signification précise du terme microcéphale, et dans beaucoup de cas, on a confondu le nain avec le microcéphale. Il est évident cependant qu'un enfant de six ans qui en paraît deux comme déve-

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