‹ Psychologie de l'idiot et de l'imbécile (volume 2)Chapitre 116 sur 213 · TROUBLES D'ARTICULATION · texte numérisé non relu

TROUBLES D'ARTICULATION

normale. Le sigmatisme, le rhotacisme, le grammacisme surtout, se trouvent, avec d'autres troubles, au moins chez la moitié des arriérés. — Les troubles de l'articulation qui s'effectuent au moment où il s'agit de former des syllabes et des mots se présentent sous deux aspects. En premier lieu, le balbutiement très prononcé pendant la formation de certains sons, impossibilité d'émettre distinctement les consonnes, d'où articulation indistincte, difficile à définir, qui gêne et empêche totalement la formation des syllabes et des mots. Quand on essaie de les faire parler, les patients font entendre une quantité de sons qui résonnent identiquement et, spontanément, ils demeurent incapables de parler. Ces faits témoignent toujours d'un trouble psychique très profond. Le second aspect concerne une parole confuse dès qu'il faut lier les sons : cette parole vague, liée, confuse, floue, caractérisée par une émission négligée de consonnes avec oubli de certaines syllabes isolées, appartient à l'imbécillité moyenne ou légère.

Wildermuth1 a rencontré rarement chez les idiots l'achoppement syllabique pur, et jamais le bégaiement. — Ces résultats sont absolument concordants avec nos recherches et nous avons été frappé en effet de la rareté qu'avaient chez les idiots ces troubles de l'articulation, blésité, bégaiement, anonnemenf, écholalie, etc., qu'on a l'habitude de regarder comme des stigmates de dégénérescence. Où ces troubles se rencontrent, c'est chez les imbéciles qui, au point de vue du langage, ne présentent d'ailleurs rien de particulier à signaler, si ce n'est le peu d'étendue de leur vocabulaire. Ajoutons qu'ils sont en général bavards, parlant de tout à tort et à travers pour le plaisir de parler. On peut observer

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