‹ Psychologie de l'idiot et de l'imbécile (volume 2)Chapitre 5 sur 213 · DEFINITIONS · texte numérisé non relu

DEFINITIONS

férenis types, et cela par cette seule raison que nous donnions tout à l'heure, qu'il y a pour ainsi dire autant de types que d'idiots et que chaque idiot est un monstre particulier.

Nous ne pouvons regarder comme définitions les appellations données par les anciens auteurs à l'idiotisme, comme on disait avant Esquirol, telles que : amentia de Sauvage, imbecillitas ingenii de Sagar; fatuitas îngenii de Vogel, morosisûe Linné, démence innée de Gullen et Fodéré, stupiditas de Willis, etc. La première vraie définition semble être celle Pinel : abolition plus ou moins absolue soit des fonctions de l 'entendement , soit des affections du cœur, définition qui peut aussi bien s'appliquer à la démence avec laquelle l'idiotie était du reste encore confondue à cette époque.

Pour Esquirol *, c'est un état particulier dans lequel les facultés intellectuelles ne se sont jamais développées; définition inexacte puisque l'idiotie est loin d'être toujours congénitale. i

Belhomme2 s'en rapproche beaucoup quand il dit que c'est un état constitutionnel dans lequel les fonctions intellectuelles ne se sont jamais développées. Et tous deux ajoutent : ou n'ont pu se développer assez pour que l'idiot ait acquis les idées, les connaissances que l'éducation donne aux individus placés dans les mêmes conditions que lui.

Ailleurs Belhomme définit l'idiotie proprement dite : un état dans lequel il y a oblitération des facultés affectives et intellectuelles, et l'imbécillité, un état dans lequel les facultés ne se sont développées que jusqu'à un certain point, ce qui empêche les individus qui en sont atteints de s'élever

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