ATTENTION VOLONTAIRE
tibles est souvent bien difficile à éveiller ; et il faut user de tous les procédés que l'éducation peut fournir. Telles sont, par exemple, les images, les couleurs. Les idiots paraissent être en effet surtout des visuels. Aussi est-il nécessaire de se servir pour les instruire, de tableaux, de livres illustrés, en accompagnant ses paroles de l'explication figurée. Il faut exagérer les gestes démonstratifs et autant que possible leur présenter toujours les objets dont on leur parle. Ils ne paraissent du reste jamais comprendre du premier coup ce qu'on leur dit. L'attention qui ne demande pas d'efforts ou qui éveille chez eux un sentiment de plaisir, ce qui vaut encore mieux, est presque la seule qu'on constate chez les plus inférieurs. Chez les supérieurs seulement, on peut déterminer l'attention volontaire, et par là développer leur intelligence en général.
Sous le rapport de l'attention volontaire, on peut établir différents degrés dans la catégorie des idiots simples. 11 en est chez lesquels l'attention volontaire se produit très rarement, par intermittences, sous l'influence d'une grande satisfaction par exemple; d'autres où elle se produit facilement, mais est peu tenace; d'autres enfin chez qui elle presque devenue une habitude quand on les remet dans les mêmes conditions. Ces trois variétés, dont les deux premières sont de beaucoup le plus nombreuses, se distinguent facilement au milieu d'une grande agglomération d'idiots par deux manifestations principales : le travail ou la paresse, et la discipline ou l'indiscipline.
A cet égard, qu'il nous soit permis de citer un passage caractéristique de Ribot ' : « Nous avons fait remarquer qu'à