Bourneville et Régnard, Iconographie de la Salpé 'trière
la première enfance, sont exceptionnels après quatre ou cinq ans, où on observe au contraire ordinairement une propension au sommeil.
Il est très vraisemblable qu'ils sont aussi incapables de rêver qu'ils sont incapables de penser à l'état de veille.
Chez les idiots simples, le sommeil paraît moins profond et les occupations du jour retentissent sur lui. Quelquefois ils se réveillent brusquement, se dressent, se mettent à crier, puis se recouchent et se rendorment. Il n'est pas douteux dans ces cas, qu'il y ait eu rêve, cauchemar même. Ce doit être en effet le plus souvent des sentiments forts, plaisir ou crainte, qui viennent surgir dans leur conscience endormie. Quant aux imbéciles ils rêvent certainement comme les individus normaux et nous n'avons rien à signaler de particulier concernant leur sommeil.
Le besoin d'activité musculaire, comme l'appelle Bain % est beaucoup moins puissant que les précédents, au moins chez les idiots, quoique Beaunis 2 le regarde comme aussi impérieux que le besoin de sommeil. Il est cependant certain que chez beaucoup d'idiols profonds, il est réduit à son minimum et même complètement anéanti. Il en est qui sont comme des masses inertes; quand ils se remuent, ce n'est certainement pas pour la satisfaction qu'ils éprouvent à faire fonctionner leurs muscles. Est-ce à ce besoin qu'il faut rapporter, comme le fait Beaunis, l'existence de tics dont nous avons rapporté des exemples plus haut, et même de mouvements plus compliqués de caractère automatique? Nous ne saurions l'affirmer, tant ces mouvements sont différents