DÉ PUNITIONS
de considérer la volonté comme une chose distincte du reste de l'intelligence. Ainsi l'idiot pourrait à son gré ne pas l'être si sa volonté était assez forte! Pourquoi alors tout le traitement de l'idiotie ne consiste-t-il pas à développer cette volonté trop faible? L'idiot ne veut pas parce qu'il ne peut pas; il ne sent pas parce qu'il ne peut pas, et s'il ne peut pas, c'est que son cerveau est mal construit et insuffisant, qu'il est anormalement et incomplètement développé. Plus ce développement cérébral sera défectueux, plus l'idiotie sera profonde, que ces défectuosités soient congénitales ou consécutives à une affection survenue après la naissance.
Félix Voisin ' dans un mémoire peu connu sur l'idiotie chez les enfants, la définit ainsi : « Dans l'état actuel de la science, l'idiotie pourrait donc être définie : cet état particulier de V esprit dans lequel les instincts de conservation et de reproduction, les sentiments moraux et les pouvoirs intellectuels et perceptifs ne se sont jamais manifestés, ou cet état particulier dans lequel ces différentes virtualités de notre être, ensemble ou séparément, ne se sont qu imparfaitement développées. »
Au congrès annuel des médecins aliénistes allemands de 1881 !, M. Kind, au nom d'une commission composée de MM. Cramer, Guttstadt, Ideler, Koch et Koehler, a proposé la définition suivante : Sont appelés idiots tous les psychopathes privés partiellement ou complètement d'intelligence ou de raison dès V accouchement ou dans la première enfance. MM. Guttstadt, Cramer, Ideler proposèrent d'appeler idiots tous les psychopathes qui, à la suite d'une affection cérébrale congénitale ou acquise dès les