AFFECTIVITÉ POUR LES ANIMAUX
de ne pas recommencer, sont sensibles aux reproches qu'on leur adresse et tombent ordinairement d'accord pour indiquer les véritables meneurs et les promesses ou plus souvent les menaces qui les ont fait agir eux-mêmes.
« Les pairs de l'enfant, dit Perez', ce sont d'abord les animaux, ensuite les autres enfants, puis les adultes qui les amusent. Voilà par conséquent où leurs affections vont de préférence. » Nous avons vu l'affectivité de nos sujets pour leurs parents, pour leurs camarades ; voyons le degré le plus inférieur, l'affectivité pour les animaux. — Chez les idiots incurables, néant complet d'affection pour les animaux. Elle n'exisfe guère plus chez les idiots simples. S'ils ont un animal quelconque en leur possession, ils le serrent, le déchirent, l'écrasent. Demandez-lui pourquoi? Il ricane et va plus loin pour continuer. Il a l'air de croire que l'animal ne souffre pas. Ce motif existe du reste chez l'enfant normal : ce Cet âge est sans pitié. » Mais, chez l'idiot, il persiste beaucoup plus tard. Sans doute ne comprend-il pas ce que c'est qu'un être animé.
L'imbécile est raffiné dans ses persécutions, et cela sciemment. Il aime à voir souffrir. Il écorche un oiseau vivant, rit de l'entendre crier, et de le voir se débattre. Il arrache les pattes à une grenouille, la regarde un moment souffrir, puis, brusquement, l'écrase, ou la tue d'une autre façon, comme fait un des imbéciles de Bicêtre. Et cependant ce même imbécile aime à élever des petits animaux. A l'époque des nids, presque tous les enfants du seivice ont des moineaux qu'ils élèvent parfaitement. Ils élèvent de même des souris et des rats. — Ce singulier mélange de senti-