‹ Psychologie de la volonteChapitre 12 sur 55 · F. Lapie, Logique de la volonté (Paris, F. Alcan), p · texte numérisé non relu

F. Lapie, Logique de la volonté (Paris, F. Alcan), p

2. Avant Leibniz, Descartes écrit {Disc, de la Méth, 3* partie) que notre volonté ne se porte « à suivre ni à fuir aucune chose que selon que notre entendement la lui représent*

ne disait-il pas que la volonté tend invariablement vers la fin la meilleure ? Kant lui-même ne semble-t-il pas professer que la volonté n'agit pas sans une règle émanant de la raison, c'est-à-dire raisonnable en principe, lui qui écrit que la volonté n'est autre chose que la «. raison pratique ^ » ? Séparée de la raison, elle n'est plus à ses yeux qu'un jeu de tendances animales. Il exprime cette opinion notamment dans le petit opuscule intitulé le Commencement conjectural de Vhistoire humaine^ opuscule qui n'a pas encore été traduit dans notre langue. Dans les Fondements de la Métaphysique des mœurs, après avoir distingué l'action accomplie par obéissance à la raison conformément à un intérêt de celle qui est accomplie par intérêt, ne conclut-il pas ainsi : ^^ La volonté apparaît comme dépendante, dans le second cas, des principes de la raison considérée comme esclave de Tinclination ; en effet la raison ne fait, dans ce second cas, que nous donner une règle pratique pour satisfaire le besoin de rinclination. » Kant, aussi bien que Socrate, que Platon et que Leibniz, paraît donc donner de préférence le nom de volonté à la volonté raisonnable et moralisée, c'està-dire parvenue à la dernière phase de son évolution.

bonne ou mauvaise », et qui! « suffit de bien juger pour bien faire ». 1. Op. cil., éd. Lachelier, pp. 40-42. 1

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