Cau&eries Pédagog., p. 145 (F. Alcan
« caractère » ou « volonté », qui ne sont autre chose que des noms collectifs... L'action volontaire est donc, à chaque instant, la résultante des forces combinées de nos impulsions et de nos inhibitions ». Il ajoute encore cette observation intéressante : Notre effort moral <( consiste à retenir fermement l'idée convenable... C'est Feffort d'attention retenant fortement une idée qui, sans lui, serait chassée de la conscience par les tendances qui régnent dans l'esprit. Penser est donc, après tout, le secret de la volonté autant que celui de la mémoire. » M. Pierre Janet ne dit pas seulement « penser » il dit « juger ». Dans sa célèbre étude de l'Automatisme psychologique^ il distingue à juste titre des « idées-forces » les jugements ou « idées de rapports ». A ses yeux, les actes volontaires sont précisément « ceux qui sont déterminés par des jugements ou des idées de rapports ». Il estime que ces idées de rapports ne sont pas motrices par elles-mêmes, mais qu'elles arrêtent et réunissent dans l'esprit, en un mot, qu'elles synthétisent d'une manière nouvelle un certain nombre d'images véritables qui ont elles-mêmes le pouvoir moteur. Suivant M. Paulhan-, un des caractères de l'acte volontaire, c'est son association intime avec le moi, avec la personnalité presque entière ; or « la personnalité consiste essentiellement dans l'ensemble des tendances réunies et associées d'après