Ibid., p. 177, note
En regard des noms qui viennent d'être cités, on pourrait placer ceux des pliilosophes intellectualistes de l'école de Herbart et celui de M. Lapie. Pour M. Lapie, « la volonté est un mode de l'intelligence ^ » . Il adopte l'hypothèse de l'unité des forces psychiques et il espère qu'on pourra a réaliser dans les sciences deTespritune réforme analogue à celle que Descartes lui-même entreprit dans les sciences de la nature : les faits de conscience comme les phénomènes physiques se ramèneraient à l'unité », (c'est-à-dire qu'ils apparaîtraient tous comme des faits intellectuels ou représentatifs) ; « de même que l'optique est une partie de la mécanique, la théorie de la volonté serait une partie de la théorie de l'entendement ». « Herbart ne voit dans l'âme que des représentations, forces intérieures qui s'attirent et se repoussent suivant des lois mécaniques. Le sentiment ne constitue qu'un état passager, résultant d'une modification de leur équilibre. L'activité volontaire exprime le mouvement de celles d'entre elles qui constituent, pour ainsi dire, le fond de l'âme. Cette conception particulière étonne au premier abord. Peut-être cependant est-elle moins originale qu'elle ne semble'-. » N'est-ce pas, à vrai dire, si on laisse de côté cette hypothèse de l'équilibre intérieur et ces attractions et répulsions quelque peu difficiles à concevoir, parler un langage