‹ Psychologie de la volonteChapitre 24 sur 55 · Logiq. des Senl., p. 35 (Paris, F. Alcan · texte numérisé non relu

Logiq. des Senl., p. 35 (Paris, F. Alcan

de valeur ». Parmi les premiers figurent ceux des sciences mathématiques, établissant des rapports de grandeur, et ceux des sciences expérimentales, exprimant des relations de coexistence ou de succession. Les autres attribuent une valeur relative à un objet, par rapport à un certain idéal plus ou moins nettement conçu; tels sont en particulier ceux de la « raison pratique », qu'on pourrait définir : la faculté d'apercevoir des différences de valeur entre nos actes.

Or l'on remarquera que les jugements existentiels ont pour caractère d'échapper presque entièrement aux influences subjectives lorsqu'ils constatent des vérités évidentes à priori ou après démonstration, des faits ou des lois suffisamment vérifiés. Mais il n'en est pas de même lorsque l'évidence fait défaut : alors, par des procédés sur lesquels nous aurons à revenir, la magie du désir nous conduit souvent à admettre comme vrai ou faux, possible ou impossible, ce qui ne l'est pas en réalité.

La puissance de nos désirs est plus grande encore, naturellement, lorsqu'il s' Sigit des jugements d'appréciation. Pour ceux-ci, suivant les expressions de Lotze, « l'élément déterminant est plutôt dans la convenance émotionnelle que dans la consistance logique ^ ». La valeur qu'un objet prend à nos yeux est en effet en relation intime avec nos

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