‹ Psychologie de la volonteChapitre 26 sur 55 · Cf. Lapie, op. cil., p. '2o'i · texte numérisé non relu

Cf. Lapie, op. cil., p. '2o'i

RÔLE DES FOrfCTIONS INTELLECTUELLES 75

Majeure : Je veux faire mon salut.

Mineure : Or le jeûne en carême assure le salut.

Conclusion : Donc, je dois jeûner en carême. D'après lui, Taffirmation d'un devoir serait postérieure à celle d'un vouloir, et en sortirait par une espèce de déduction. Un tel schéma, considéré du point de vue psychologique, s'applique assez exactement aux cas nombreux où une détermination particulière découle d'une résolution plus générale prise antérieurement: il serait plus complet, cependant, si l'auteur avait joint aux trois propositions qu'on vient de lire cette quatrième :

Je veux jeûner en carême.

Plaçons-nous maintenant au point de vue logique. Manifestement, des deux prémisses de M. Tarde nous ne saurions tirer « je dois », mais, « je veux jeûner en carême ». Et encore le syllogisme ainsi modifié ne serait pas même nécessairement exact; car il ne s'ensuit pas, de ce que je veux la fin, que je veuille également les moyens. Je pourrai vouloir, en principe, sauver un ami, et refuser d'employer pour y parvenir des moyens qui me paraissent illicites.

M. Lapie ^ propose un « raisonnement volitionnel » sensiblement différent. « Les deux jugements sur la fin et sur les moyens, dit-il, (c'est-à-dire les réponses à ces deux questions : cet acte est-il bon ?

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