‹ Psychologie de la volonteChapitre 28 sur 55 · Op. citai · texte numérisé non relu

Op. citai

ils restent hésitants. Enfin, nous avons vu que l'intelligence, dans la conception des divers possibles, dans la conduite de la délibération et dans les jugements et raisonnements qui précèdent la détermination, pouvait présenter soit une marche normale et vraiment rationnelle, soit une marche influencée par les puissances affectives, et qu'elle se conformait tantôt à la logique de la raison, tantôt à la (( logique du sentiment ». Or une intelligence éclairée et fine se soustrait plus facilement qu'une autre aux maléfices des «passions», ces magiciennes. Plus l'intelligence connaît, plus elle voit clair, et plus elle parvient aisément à l'évidence, plus elle est à même de discerner les sophismes. Lorsque la volonté est entrée dans la phase de la moralité, l'instruction morale est précieuse et contribue puissamment à ses progrès. Cependant, à dire le vrai, et les études précédentes nous l'ont fait prévoir, la direction bonne ou mauvaise que prend notre volonté dépend plus encore, peut-être, de l'état de notre « sensibilité », c'est-à-dire au fond, de l'état de nos diverses tendances. Aussi, allons-nous, maintenant, nous occuper tout spécialement de celles-ci.

Page 1