‹ Psychologie des Derniers ValoisChapitre 16 sur 18 · ZE V · texte numérisé non relu

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mer que toutes les turpitudes dont ce prince et ses mignons sont restés flétris devant le tribunal de l’histoire, ne furent pas aussi fréquentes, ni aussi éhontées, ni aussi erronées qu’on le suppose en s’en rapportant aux accusations des Ligueurs et des Huguenots (1). » Aussi, ai-je dû faire un choix parmi tous les documents que j’ai vus. Dans le journal de Pierrede l’Estoile il existe un grand nombrede pasquils, de sonnets wilains, sortis, sans nul doute, de la boutique de la Ligue et châtiant les plaisirs honteux de la bande sacrée, auxquels on ne doit accorder qu’une confiance hésitante.

Ce fut, en effet, un habile calcul de la part des Ligueurs que d’encourager les déclamations furieuses des prédicateurs dont l’influence fut si funeste alors sur l'opinion publique. Ils avaient beau jeu de faire assassiner le roi par Jacques Clément après l'avoir avili et diffamé.

« Mais on est bien forcé de ne pas confondre avec les ignobles libellistes de la Ligue le brave et loyal Agrippa d'Aubigné qui fut l’ami etle compagnon d’armes du roi béarnais (2). Et quoiqu'il ne faille pas ajouter foi à tout ce que les Huguenots et les Ligueurs ont écrit de ses débauches secrètes, il est difficile de croire que tout ce

que l’on disait fut également faux (3). » Du reste, il est

un témoignage auquel on ne pourra enlever aucune valeur. Il s’agit d’un document écrit de la main même de Henri III. Il s’est bien rendu compte de sa triste situation. Dans une longue lettre pleine detristesse et de lamenta-

(1) Æistoire de la Prostitution chez tous les peuples du monde, par Pierre Dufour, Bruxelles, 1861.

(2) Pierre Durour : Op. cit.

(3) Père DANIEL : Grande histoire de France, citée, par P. Dufour.

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