R. CAISSIER
ÉLÈVE
ÉLÈVE
ÉLÈVE
ll',5
ll',5
L'ensemble de ces chiffres montre tout d'abord que les élèves, c'est-à-dire les personnes qui ne sont pas rompues au calcul mental, ont besoin d'un temps beaucoup plus long que les autres; non seulement le temps est plus long, mais il augmente avec la complication de l'addition; et les dernières additions prennent à peu
près un temps triple des premières. Cependant les diverses additions qu'on leur a fait faire ne présentent réellement pas une difficulté croissante ; qu'on ajoute 5 ou 2435, cela revient à peu près au même, puisque le chiffre 5 est en quelque sorte le seul actif des deux additions; il n'y a donc là qu'une difficulté artificielle, toute en apparence.
Les résultats donnés par les caissiers se rapprochent au contraire de ceux de M. Inaudi.
Multiplication. — Le tableau de la page 08 représente tous les résultats pour une vue d'ensemble. Il s'agit, nous le rappelons, de multiplications faites mentalement, au moyen de données qui restent sous les yeux du calculateur. On voit que si M. Inaudi a en général une supériorité marquée, il est cependant inférieur, pour la multiplication des petits nombres, à un caissier, M. Lour., le meilleur et le plus rapide caissier du Bon Marché, qui ne met que 4' dans un cas où M. Inaudi met 6*,4. Il s'agit de petites opérations. M. Lour. ne pourrait pas soutenir la lutte pour des opérations plus complexes, parce que la mémoire lui manquerait.
La discussion de ces différents résultats numériques soulève une intéressante question de psychologie. On peut expliquer de plusieurs manières bien distinctes la rapidité avec laquelle M. Inaudi et d'autres personnes calculent.
1** La première explication est fondée sur des procédés spéciaux pour abréger les calculs. Nous ne pouvons en dire que peu de mots, pour ne pas allonger notre étude. Il existe un ensemble de procédés qui permettent d'effectuer exactement les opérations de
mi
co
ce
CO
es
es
co