‹ Psychologie des grands calculateurs et joiers d'échecsChapitre 5 sur 58 · Scnpturc, op, cit., p. Ifi · texte numérisé non relu

Scnpturc, op, cit., p. Ifi

comme la plus grande intelligence de la terre. A Técole, il passait pour un enfant arriéré, et ceux qui Tont approché, dans le courant de sa vie, ont trouvé qu'il était incapable de toute application pratique. Il a donc été, comme la plupart de ceux que nous avons étudiés jusqu'ici, un spécialiste du chiffre, à peu près fermé à tout le reste.

Autant qu'on en peut juger, ses facultés de calculateur se sont développées spontanément, sans le secours d'aucun maître; et il a commencé à calculer avant de savoir lire et écrire : deux traits communs avec ses prédécesseurs. Ce qu'il présente de particulier, c'est qu'à un âge relativement précoce, avant vingt ans, il perdit ses qualités pour le calcul; c'est depuis cette époque qu'on le voit se tourner avec inquiétude vers d'autres carrières. Nous manquons de détails sur la manière dont se fit cette disparition de facultés brillantes ; il est probable que ce ne fut pas une destruction brusque, mais un affaiblissement lent, qui tint à des circonstances très simples. Les représentations publiques de Paris n*ayant pas eu de succès, il cessa pendant quelque temps de calculer; trois mois de repos, nous apprend-on, lui firent perdre beaucoup de sa ^esse de calculateur. Un repos plus prolongé sans doute ^ suffi pour tout détruire. Nous retrouverons cette mêiiie influence chez d'autres calculateurs, mais en traits moins marqués.

Colburn présentait une curieuse particularité physique : un doigt surnuméraire à chaque main et un orteil surnuméraire à chaque pied; ces doigts étaient attachés au petit doigt et au petit orteil, et présentaient

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