‹ Psychologie des grands hommes (volume 2)Chapitre 13 sur 64 · PSYCHOLOGIE COMPAREE XV · texte numérisé non relu

PSYCHOLOGIE COMPAREE XV

paraisons pleinement justifiées, je le crois, à des rapprochements qui vous auront paru de plus en plus audacieux. Avons-nous eu au moins le dernier mot de cette méthode qui, faits par faits, accumule, disions-nous, les ressemblances entre les états psychologiques les plus divers? Non, cette analyse est allée plus loin encore. Nous allons la suivre, si vous le voulez bien, dans un travail nouveau où, décomposant tout être vivant, elle y a trouvé des existences élémentaire» qui se ressemblent entre elles à tous les degrés, sous toutes les formes de la vie.

Le travail a commencé par l'étude de quelques-unes des facultés les plus saillantes de l'âme humaine. On peut considérer, par exemple, que chacune des parties de l'être qui sent tend à prolonger sa sensation si elle lui est agréable, à réagir contre elle si elle lui est douloureuse. Ce double mouvement l'amène elle-même à se replacer dans un état à peu près semblable à l'état primitif : c'est là ce qu'on appelle imaginer. Chaque sens a donc son imagination h lui, qui n'est que la reviviscence plus ou moins affaiblie des sensations qui lui sont propres-; et, comme il n'est point de portion de l'être vivant qui ne soit « sens » à quelque degré, il n'en est point qui ne soit capable d'imaginer. L'imagination peut donc être envisagée comme la collection de ces innombrables aptitudes à retrouver des sensations antérieures que manifeste la vie des organes : partout la vie des organes est faite d'imaginations élémentaires

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