‹ Psychologie des grands hommes (volume 2)Chapitre 43 sur 64 · Et déjà on étend singolièrement le sens du mot · texte numérisé non relu

Et déjà on étend singolièrement le sens du mot

caractère de fatalité qu'on lui reconnaît ou qu'on lui prête, qu'il aura été droit devant lui, ou ne se laissant guider que par sa proie, sans aucun souci des hommes et de leurs lois. La besogne de celui qui ne cherche qu'à détruire ou à faire le mal est bien simple ; celle de l'homme qui veut créer l'est beaucoup moins. Le malade n'a donc qu'à se laisser aller : moins il opposera de résistance à son délire, plus sûrement ce délire l'emportera, et il accomplira ainsi « sa destinée, » telle que la lui ont faite par avance les malheurs ou les vices de ses parents. Celui qui veut fonder a besoin de matériaux, et souvent de matériaux vivants, passionnés, tout à la fois résistants et exigeants. N'arrive-t-il jamais, dira-t-on, qu'il les dédaigne ? A coup sûp, la chose arrive. Mais c'est là le plus souvent le boulet dont le grand homme est tué, c'està-dire la faute sous laquelle il tombe \ après avoir compromis, pour lui tout au moins, les résultats de ses plus éclatantes victoires. Il faut donc qu'il s'établisse une série d'adaptations entre le grand homme et son milieu. Quand son œuvre sera accompUe, sa gloire fondée, c'est le

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