‹ Psychologie des grands hommesChapitre 21 sur 98 · XXX PSYCHOLOGIE COMPARÉE · texte numérisé non relu

XXX PSYCHOLOGIE COMPARÉE

tendances spontanées que la première influence venue entraînera tyranniquement yers rim[)ossible et vers Tabsurde, ou qui flotteront indéfiniment dans l'incohérence; mais cela même implique que Tordre habituel de ces imaginations et de ces mémoires était sous la dépendance de quelque chose d'autre que leur simple accumulation. Nous essayerons de trouver cette explication, que la seule quantité ne nous donne pas.

La puissance d'action d'un ensemble dépend de l'accord de ses éléments : ceci n'a pas besoin d'être démontré. Cet accord lui-même exigerait, pour être parfait, que chaque élément produisit le maximum de ses effets utiles et pour lui et pour l'ensemble tout entier. Chaque organe, en effet, vit de sa vie propre et vit de l'ensemble des organes avec lesquels il est associé. C'est d'abord du travail de chacun que résultent la nature et les qualités du milieu intérieur dans lequel tous se meuvent et tous puisent; quant à l'action externe, il est encore plus clair qu*elle ne saurait se passer de la liaison des efforts et de la coopération des énergies. Cet accord, à son tour, suppose un ordre dans le groupement, puis dans l'action, et cet ordre lui-même veut une subordination.

Je ne crois pas, messieurs, parler ici un autre langage que celui de la science. Un organisme animal n'est solide et actif que par la subordination des parties, et retrouver cette subordination est, en histoire naturelle, une des clefs de la classification. Il en est de même d'une œuvre d'art. Que ce soit un poème, une symphonie ou un tableau, chaque partie a dû être traitée, non pas pour elle-même, mais pour le tout.

Arrivons maintenant à un point plus important. Cette subordination, pour avoir un sens, ou plutôt pour être possible, veut un élément dominateur, terme et fin de tous les mouvements. Expliquer l'organisation d'un animal ou d'une plante, c'est montrer quel est le caracr

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