‹ Psychologie des grands hommesChapitre 29 sur 98 · F. Brunetière, article cité · texte numérisé non relu

F. Brunetière, article cité

en a; si Molière a du génie, Voltaire en a; si Raphaël a du génie, Rembrandt en a; si Henri IV a du génie, Napoléon en a, etc., etc. Personne ne prétend que cette série de grands noms puisse être allongée indéfiniment ; mais ceux sur lesquels il y a lieu de discuter et de douter sont très loin d'être inutiles à notre étude. Ici, comme en mainte autre circonstance, il est possible de tirer de la difficulté même à laquelle on est obligé de réfléchir un sujet de comparaisons et des éclaircissements précieux. Chaque chose, c'est un grand homme qui * Ta dit, doit être étudiée surtout dans les exemplaires les plus achevés qu'on en possède. Mais cette étude faite, est-ce qu'il n'est pas intéressant de suivre la série des autres exemplaires qui, avec plus ou moins de succès, tendent à se rapprocher de la perfection si rarement atteinte? Est-il oiseux de se demander pourquoi nul n'hésite à proclamer Napoléon un grand homme de guerre, et pourquoi les Anglais euxmêmes ^ refusent de donner ce titre à Wellington, qui l'a cependant battu? A quoi d'ailleurs nous aurait servi la critique, si elle ne nous avait pas appris ipourquoi il n'est pas possible de mettre Ben Jonson sur le même rang que Shakespeare, Beaumarchais sur le même rang que Molière^ Rossini ou Berlioz sur le même rang que Mozarf et que Beethoven?

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