‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 102 sur 161 · Vie, cil. XVIII, XX, XXVII ; Chat., 6" dein.. cli. iv · texte numérisé non relu

Vie, cil. XVIII, XX, XXVII ; Chat., 6" dein.. cli. iv

2. J'en emprunte l'analyse étymologique à M. Anatole France {Le jardin d'Epicure).

mesure où rllr [mrlicipe de ral)solu »; ramenée à ses origines étymologiques, elle devient^ le soufjlc est assùf sur celui qui brille, au boisseau du don qu'il reçoit en ce qui est hors le fendu. Autant dire qu'elle se ramène à des données purement sensibles. Le langage humain n'en comporte pas d'autres, et les mystiques n'y sauraient trouver de points de comparaison pour rendre ce qu'ils éprouvent. « Figurez-vous, dit saint Jean de la Croix', un homme qui voit une chose pour la première fois et qui n'a jamais rien vu de semblable : il peut la comprendre, en jouir, mais il est incapable, malgré tout, de lui appliquer un nom ou d'en donner une idée, bien qu'il s'agisse pourtant d'une chose perçue par les sens ; plus grande encore sera donc son impuissance pour ce qui est hors de leur portée. »

Au reste, dans l'état de « contemplation pure- », ce ne sont pas seulement les mots qui manquent aux mystiques, ce sont encore les idées. Ils déclarent alors ne plus pe7iser à rien^, ne plus rien comprendre^ ne plus agir intellectuellement d'aucune manière : « Quand le ravissement est complet et général, déclare sainte Thérèse, il n'y a plus de notre part aucune opération, aucun acte ' » . Je reviendrai sur le sens de ces expres-

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