‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 108 sur 161 · RtKue philosophique, novembre · texte numérisé non relu

RtKue philosophique, novembre

est r « htro, sans être », l'Etre au-dessus de toute existence, de toute détermination, et dont rien ne peut être nié ni affirmé. A cette notion d'un Dieu réalisant l'unité, l'identité parfaites correspond l'état de conscience qui accompagne la transe mystique. La transe achevée, et « quand la conscience une lois de retour se met à penser au moment antérieur et sent un vide, — ce vide, ce rien, en devenant ainsi un objet de la pensée, prend existence et devient le Rien qui cependant est. Il possède dès lors une sorte d'existence, celle que la conscience donne à tous ses objets. Seulement... ce ?nen pensé n'est aucunement la même chose (jue le rien d'auparavant qui n'était pas pensé... »

L'extase, en somme, suivant les auteurs qui viennent d'être cités, correspondrait à une évolution régressive de la vie psychique.

L'être humain débute par l'inconscience, et, de l'inconscience, passe à des états purement afTectifs. On a discuté, il est vrai, la question de savoir s'il existait, en fait, des états afi'ectifs purs, « vides de tout élément intellectuel, de tout contenu représentatif, qui ne soient liés ni à des perceptions, ni à des images, ni à des concepts, qui soient simplement subjectifs, agréables, désagréables ou mixtes* ». Mais — pour nous en tenir à cet exemple — il semble bien qu'au moins durant la période intra-utérine, la vie psychique de l'enfant ne puisse consister qu'en de vagues sensations de plaisir ou de peine, indépendantes de toute représentation. Ce n'est que plus lard et peu à peu qu'il connaîtra ces

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