‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 111 sur 161 · Se reporter aux textes cités au début du cli. iv · texte numérisé non relu

Se reporter aux textes cités au début du cli. iv

seinonis de vertu, des « cliangemenis d'ànie » instantanés, dont ils s'étonnent' ;

Miranlurque notas frondes et non sua poma...

C'est alors que germent en eux « les promesses et les résolutions héroïques^» ; et il suffit, nous disent-ils, d'un court ravissement pour leur donner « l'empire sur toutes les créatures» et « une lil)erté telle » qu'ils ne se reconnaissent plus eux-mêmes^

En un mot, l'extase de nos mystiques — et de quel autre état qualifié d'extatique en pourrait-on dire autant ? — est pour eux comme une fontaine de Jouvence d'où ils sortent régénérés, trempés pour l'action.

D'où nous concluerons que cette extase a un caractère original. On n'a pas plus le droit de la confondre avec les autres états du même nom qu'on n'a celui d'assimiler les mystiques à ces «dégénérés mystiques» dont la folie emprunte accidentellement la forme religieuse.

Mais venons au mécanisme intime du processus contemplatif.

Suivant Ribot, l'état d'extase implique, d'une part

1. Sainte Thérèse, Vie, ch. wii ; cf. Relations à quelques uns de ses confesseurs, Rel. I (1360) : « Je vois qu'en peu de temps ces faveurs m'ont tellement changée que je ne rae reconnais presque plus moimême. Je trouve en moi des vertus dont mon dtne s'étonne, ne sachant lomnient elles me sont venues. » — Cf. saint Jean de la Croix, Montée, 1. II, ch. XXVI : « Il suffit d'une seule (de ces touches divines) pour enlever tout d'un coup h, l'àiue certaines imperfeclious... et, de plus pour la laisser ornée de vertus... »

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