‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 112 sur 161 · Ib., ch. XX ; cf. Chemin de la Perf., ch. xxr · texte numérisé non relu

Ib., ch. XX ; cf. Chemin de la Perf., ch. xxr

une cxlrèm»^ uclivilc intellecluelle avec concenlralion sur une idée unique, d'autre pari I anéantissenienl de la volonlé.

Sur ce dernier point, il n'est guère de conteslation possible, et les llu'-ologiens cux-mènies n'invoquent, en faveur de la conservation par l'extatique dune certaine autonomie, que d'assez timides arguments ; arguments démentis par sainte Thérèse, suivant (|ui l'âme n'a « de liberté pour rien », du moins quand le ravissement atteint son plus haut degré'.

En revanche, je ne peux accorder que la transe s'accompagne d'un état, même momentané, d'exaltation intellectuelle.

Ribot distingue deux catégories d'extatiques. Chez les uns — les extatiques inférieurs — « l'événement intérieur consiste dans l'apparition d'une image maîtresse autour de laquelle tout rayonne (la Passi(m, la Nativité, la Vierge, etc..) et qui se traduit par une suite régulière de mouvements et de discours : telles Marie de Mœrl, Louise Lateau, l'extatique de Voray ; (liez les autres — les grands mystiques — l'esprit, après avoir traversé la région des images, atteint celle des id(''e.s pures et s'y fixe ». — Cette distinction est extrêmement juste et s'applique, non seulement à deux catégories d'extatiques, mais encore à deux périodes nettement marquées dans l'extase complète, périodes que sainte Thérèse discerne avec son habituelle perspicacité : « Si 1 âme a des visions, dit-elle, ou entend des paroles" divines pendant qu'elle est ravie, ce n'est jamais pendant <iue l'àme est unie à Dieu dans le plus haut degré

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