‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 116 sur 161 · Bagavad-yita, lecture · texte numérisé non relu

Bagavad-yita, lecture

^ 2. Ribot, Maladies de la personnalité. Paris, F. Alcan.

et ne sait point ce qu'elle aime ' » : elle est entrée dans la région de la « nudité sans images" » ; après quoi, c'est la grande tétiMjre... Autant dire que l'inconscience est la conclusion logique, le terme normal, quoique rarement atteint', de l'extase chrétienne comme de toutes les autres extases. Inconscience d'une qualité particulière, orientée, alFectivement polarisée, suivant le mol d'un théologien ^ et qui se distingue tout au moins par ses efl'ets (par ces « changements d'âme » dont il a été parlé plus haut) de l'inconscience du sommeil profond, par exemple, ou de la syncope ; mais qui, au plus haut degré de la transe, n'en est pas moins totale.

Cette inconscience, (ju'ils sont les premiers à constater, les mystiques, à vrai dire, la déclarent compatible avec un mode surnaturel de connaître. De là, dans leurs écrits, deux séries de textes qui s'opposent. Les uns (dont la plupart ont été déjà cités) concluent à la suppression de toute conscience, quand l'extase atteint son apogée'"; il suit, au contraire, des autres que

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