‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 12 sur 161 · Vie, ch. IV · texte numérisé non relu

Vie, ch. IV

MONTMORAND. 2

mène à riioninie qui les dirigera précisément dans la voie où ils veulent marcher. S'il lui arrivait do s'en écarter, nos mystiques n'hésiteraient pas à secouer son iiutorité, et, forts de leurs relations directes avec la di^■inité, à se prévaloir d'une liberté supérieure. « Si j»» m'étais vue serrée de près (par mes confesseurs), avoue sainte Thérèse, il y a si peu de vertu en moi que peu tètre j'en aurais cherché d'autres^... » « Notre Seigneur médit (jue j'avais été très mal conseillée parce confesseur », déclai'e-t-elle ailleurs- : et ces textes sont significatifs.

Ils n'ont pas échappé à Murisier, qui signale^ « l'inefficacité presque complète de l'intervention et de la parole du prêtre sur ces esprits éminemment religieux » qut^ sont les mystiques. Les directeurs, ajoutet-il, en sont réduits, vis-à-vis d'eux, « à un rôle si minime, qu'autant vaudrait leur donner un tout autre titre )) ; et ils se doivent borner, comme le dit sainte Thérèse^ à ne pas gêner des âmes conduites par « un plus grand qu'eux ». — On peut s'étonn«'r qu'après de telles constatations, notre auteur persiste à conclure au (c besoin exagéré de direction » des mystiques et, par conséquent, à leur incaj)acité de vouloir. Il croit se mettre en règle avec la logique en affirmant que « le mysticisme est caractérisé parla substitution dune idée dirertrii'c — l'idée d'une personne — à toute direction extérieure, fut-ce celle d'un représentant de Dieu sur la terre ». Mais la soumission à une idée directrice, cette

\. Vie, cil. V.

t. Ib., (h. XXVI ; cf. cli. xxi\ : u Lorsque ceux qui me croyaient trompée me défendirent l'oraison... il me commanda de leur dire que c'était l;'i delà tyrannie » etc..

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