‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 129 sur 161 · Sainte Thérèse, Chat., 4«' dem., cli. i · texte numérisé non relu

Sainte Thérèse, Chat., 4«' dem., cli. i

l'Ilos conslitiiciil im mode d'uiiion exceptionnel, mais non pas siiri'iiiimiil ; et celle union se réalise aussi intime, quoique non penne, dans les lénèl)res de la loi. En oulre, et iiien (ju il y l'aille voir de puissants moyens de sanctification, les jjjràces mystiques ne sont pas, nous le savons, méritoires en elles-mêmes. La perfection. sui\anl un mot de saint Ignace, se mesure à l'aune des vertus, et non aux laveurs accordées ; elle n'est, dit sainte Thérèse à mille reprises dillerentes, « ni dans les consolations intérieures, ni dans de sublimes ravissements ». et consiste exclusixcment à rendre notre volonté conforme à celle de Dieu'. Ceux qui ont atteint, déclare-t-elle encore, à l'union de conformité (à la volonté de Dieu) ne doivent pas se mettre en peine, si délicieuse qu'elle soit, de l'union mystique; « cai' le meilleur de celle-ci, c'est qu'elle procède de l'autre » ; c'est cette dernière union (ju'elle a désirée toute sa vie et qu'elle demande sans cesse ; « c'est aussi la plus facile à connaître et la plus assurée^ ».

Quant à ces « faveurs » ;iccessoires qui accompagnent le plus souvent l'union mysti({ue. elles sont, encore bien moins qu'elle, le signe et la mesure de la perfection. D'origine écjuivoque, étrangères à l'état de haute contemplation. Dieu ne les accorde aux finies qu'à raison de leur puérilité, de leur impuissance à s'élever audessus du sensible \ Aussi l'Éulise les tient-elle en suspicion ; et, loin de les désiier et de les demander, les mystiques, du moins les mystiques orthodoxes, les re-

1. Fondations, cli. v ; Chemin de la Perf., cb. xix ; Cliîl., (> dem., cil. VIII in fine et ch. ix.

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