‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 142 sur 161 · PATHOLOGIE DE SAINTE-THÉRÈSE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE DE SAINTE-THÉRÈSE

Les seuls renseignements que ron ait sur la santé de sainte Thérèse, on les tient de la sainte elle-même.

Elle raconte qu'étant, à dix-sept ans (1532), pensionnaire chez les Augustines d'Âvila, elle fit une grande maladie ' (sur la nature de laquelle elle ne s'explique pas) ()ui la força de retourner chez son père. Deux ans plus tard, religieuse au couvent de l'Incarnation, elle tomba de nouveau malade'-. (Elle accuse, pendant cette période, de violents maux de cœur et des syncopes, qu'elle attribue au changement de vie et de nourriture.) Les médecins ne trouvant pas de remède à ses maux, son père la retira du couvent et la mena « en un lieu fort renommé » (àBccedas), où il la confia aux soins d'une empirique. Elle y subit un traitement qui la réduisit à l'extrémité :

Je restai trois mois dans cet endroit, en proie à de très grandes souflVances, parce que le Irailenienl était trop rigoureux pour ma complexion. Au bout de deux mois, à foice de remèdes, il ne me restait plus qu'un souffle de vie. Le mal dont j'étais allée chercher la guérison était devenu beaucoup plus cruel ; les souf-

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