Ib
o. Vie, ch. VII.
6. Chdl., Avant-Propos et 4" dem., ch. i: « Ce sont dans ma tête comme des roulements et des cascades de rivières, des chants d'oiseaux, des silllements aigus. »
7. Ribera, Vie de sainic Thérèse, 1. IV, 'h. xvii. — Ce sont, suivant toute apparence, ces tremblements que la sainte, au ch. vu de sa Vie,
APPENDICES SSo
l'intolérance gastrique se traduisant par des vomissements quotidiens' ; elle est tra\ail!ée de fièvres continuelles-, et, dans les dernières années de sa vie, eut des crises' rappelant de loin celle de 1535, dont les effets s'étaient prolongés pendant trois ans. Et ces infirmités physiques se compliquent chez elle de troubles psychiques : accès de tristesse, défaillances de l'attention '% de la mémoire, etc.. Je ne parle pas ici des visions et des extases.
Ce tableau clinique tracé par la sainte serait, à en croire la plupart des neurologistes, d'une lecture facile, et Ton y trouverait les éléments d'un diagnostic certain.
Ou constate, disent-ils, chez sainte Thérèse, à la fois les stigmates permanents de l'hystérie et les symptômes prodromiques des grandes attaques ; elle fut sujette à ces attaques elles-mêmes.
Cette vive hyperesthésie ; ces angoisses cardiaques revenant par accès, sans cause appréciable ; ces contractures généralisées ; cette paralysie intermittente, ces fréquentes syncopes, — autant de signes qui, à eux seuls, suffiraient à caractériser un tempérament profondément hystérique.
Quant aux troubles digestifs, à ces bruits dans la tête, à ces tremblements nerveux, à ces sensations d'étouffement,
désigne par le mot de perlesia, dans la phrase suivante, où le P. Bouix (sans le distinguer de Texpression el eslar tullida) le traduit par paralysie : « Quant à cette opiniâtre paralysie et à ces fièvres jadis fréquentes, je m'en vois affranchie depuis huit ans. » Or le dictionnaire de l'Académie espagnole donne du mot perlesia la définition que voici : « Débilité musculaire résultant de l'âge ou d'autres causes et accompagnée de tremblements. »
i. Vie, ch. vu: « Pendant vingt ans, il m'arrivait chaque matin de rejeter les aliments » ; cf. ch. xl: « Un soir... le temps de mon vomissement ordinaire approchait. »