Vie, cil. XXX
o. Ib., cil. VII.
que soit — avec le P. de San — à une gastrite suraiguë et à des phénomènes éclamptiques (réclampsie entraîne la perte de connaissance, la tétanisation musculaire, les convulsions, les morsures de la langue) ; soit — avec le D"^ Imbert-Gourbeyre* — à une chlorose grave, compliquée d'un empoisonnement médical (dont la responsabilité remonterait à l'empirique de Becedas -). Le Û' Goix, lui, parle d'intoxication paludéenne. La sainte habitait un pays à fièvres paludéennes ^ (les fièvres paludéennes sont, comme on sait, des fièvres intermittentes avec accès pernicieux) ; et la crise de 1535, accompagnée de léthargie, de contractures, etc.. « rappelle trait pour trait la forme comateuse de la fièvre intermittente, telle qu'elle s'observe encore à notre époque*... »
A cette argumentation, les neurologistes ne sont pas embarrassés de répondre.
Les confidences que Thérèse nous a laissées touchant son état pathologique sont, ils en conviennent, fort insuffisantes. Mais, ajoutent-ils, elle n'a dû ni tout observer, ni tout dire; et elle ne se proposait pas de nous fournir les éléments d'un diagnostic médical. Au surplus, il n'en est guère, même parmi les hystériques confirmés, qui réunissent en eux tous les symptômes caractéristiques de leur mal. Beaucoup ignorent la sensation de la boule ; certains n'ont pas d'anes-