‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 15 sur 161 · M PSYCHOLOGIE DES MYSTIQUES · texte numérisé non relu

M PSYCHOLOGIE DES MYSTIQUES

nitTS bio^^raphes, « le plus parfait bon sons (jui ait jamais habité une cervelle bumaine' ».

Mais ce bon sens ne la gardait pas de toutes sortes de superstitions et de préjugés. Elle tient l'exercice du commerce pour contraire à l'honneur- ; elle croit aux sortilèges^ et que des signes dans le ciel annoncent la mort des rois*; elle a d'étranges puérilités, ne pouvant se défendre, par exemple, d'aimer les grandes hosties^ et se faisant de l'enfer el du diabh' une idée tout enfantine. L'enfer, elle le conçoit comme une cloa(iue infect, peuplé' de reptiles* ; le diable, tel qu'elle se l'imagine, est le Satan cornu traditionnel', ou bien encore un hideux négrillon*: il s'assied, à l'occasion, sur son bréviaire pour l'empèchei" d'achever l'office et laisse après soi une odeur de soufre. Quant à Dieu — et ceci est plus grave — elle se le représente trop fr^^'quemment comme une manière de Philippe II céleste, ayant ses « courtisans ». ses « favoris »", distribuant capricieusement ses grâces, et, dans son enfer, condamnant hérétiques et pécheurs à d'éternels autodafés. — En un mot, et (juclles qu'aient été ses qualités d'observateur et d'écrivain, ses puissantes facultés, ses rares vertus, — son génie, tout monacal, ne vaut qu'apprécié du point

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