‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 25 sur 161 · Chat., 6" dtm., ch. vi · texte numérisé non relu

Chat., 6" dtm., ch. vi

MONTMOBANB. 3

3i PSYCHOLOGIE DES MYSTIQUES

« milles saintes iolies' », et se traduit parfois à l'extérieur par des chanls, des cris, des rires et des sauts; celle encore des suaves agonies, lorsque, décochée d'en haut, la fl»che d'amour traverse l'âme avecla violence de la loudie, el la blesse d'une blessure à la fois-douloureuse et délicieuse, et qui donne cm iiiciih' temps la mort et la vie"-.

Ainsi, les mystiques ont connu de grandes joies ; c'est même à eux qu'il faudrait demander le secret des plus ineffables délices que l'âme humaine ait goûtées jamais. Mais, ces moments divins, ils les payent bien cher. « Les tribulations par lesquelles Dieu fait passer les contemplatifs sont inlolvrables, dit sainte Thérèse... Aussi faut-il (\\w Notre-Seigneur leur donne... un vin qui les enivre, afin qu'ils ne pensent pas à leurs souffrances et qu'ils puissent les supporler\ »

Aux périodes de certitude, de ferveur et de joie, succèdent chez eux des phases d'effrayante « sécheresse ». Une sorte de torpeur et d'ennui morne les envahit, un dégoût universel qui les rend inutiles à tout, incapables de tout, même de lire, même de former « la pensée ou le désir d'une bonne œuvre ». Ils perdent jusqu'au souvenir de Dieu, et son nom n'est plus pour eux qu'un son vague et dépourvu de sens*. Ils ne parviennent pas

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