‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 35 sur 161 · ha tristesse et la joie · texte numérisé non relu

ha tristesse et la joie

s'associe ù Icllo idée, à (elle perception, ù telle image ; comment et pai- quel processus « telle représentation arrive à déterminer dans le cerveau, et, parle cerveau, dans le corps », les modifications organiques plus haut signalées.

Celte observation l'aile en passant, l'on ne peut nier — pour en revenir aux mystiques — que chez eux, comme die/, le resle des humains, les oscillations des étals affectifs ne soient commandées par des variations d'ordre physiologique. Au besoin, ils en témoigneraient les premiers. Sainte Thérèse attribue, au moins e partie, ses « sécheresses » à son peu de saiit»'-, aux « grandes souffrances qu'elle endure» ; et elle dit, par lant de certains états d'abattement : « Très souvent cela ne vient que de l'indisposition du corps. C'est une vérité que m'ont apprise, lant l'expérience el l'observation, (jue des personnes spirituelles avec (|ui j'en ai confère'... Tant que la pauvre àme est prisonnière de ce corps mortel, elle participe à ses infirmités. Victitne deschaïKjements du temps et de la révolution des humeurs, elle se voit souvent, sans (ju'il y ait de sa faute, dans l'impuissance de faire ce qu'elle veut ; elle n'est propre, ce me semble, qu'à souffrir de toutes manières' ».

Les mysti(jues n'échappent donc pas à la loi (jui met l'esprit sous la dépendance du corps. Cependant — il est essentiel de le noter — la lli(''orie de James-Lange ne se vérifie, en ce (jui les concerne, que de faeon hès imparfaite. L'extase est, en général, inséparable d'un sentiment de béatitude intense"; elle ne s'en accom-

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