Ib., cil. VII
(le n'y rire pas resh;o coiislaiiinn'iil fidèle. « Je regardais, dil-elle, comme une faveur de Dieu de pouvoir retirer une goutte de ce puits sacré'. » — Et encore'* : « Pendant des années, je me préoccupais moins d'utiles et sainles réfl(>xions (|ue du désir d'entendre l'horloge m'annoncer la fin de l'heure consacrée à la prière. Bien des fois, je l'avoue, j'aurais préféré la plus rude pénitence au tourment de me recueillir pour l'oraison... » — Mais l'ennui, le dégoût, les maladies même ne sont pas — c'est l'enseignement de tous les mystiques — des motifs suffisants de renoncer à un exercice dont ils n'admettent seulement pas l'interruption '.
Les questions de méthode les laissent, par contre, fort indiflérents, et ils ne s'astreignent à en suivre aucune. La plupart d'entre eux ont commencé, comme sainte Thérèse, à « faire oraison » à leur manière, et « sans savoir ce que c'était S), guidés par une sorte d'instinct supérieur ; et, à aucun moment de leur vie spirituelle, ils ne se départiront de leurs libres allures. Ces esprits primesautiers répugnent aux laborieuses déductions, à l'emploi des procédés didactiques ; ces âmes vibrantes et impressionnables ne s'attardent pas, en méditant, aux considérations discursives ; et elles n'ont que faire de ce travail préparatoire dont le but est de déterminer tout à la fois des émotions et des actes volontaires.