‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 7 sur 161 · Math, XXII, 34-iO; Marc, Xll, 28-30; Luc, X · texte numérisé non relu

Math, XXII, 34-iO; Marc, Xll, 28-30; Luc, X

4. Hossuet, Instruction sur les états d'oraison, conclusion. — Cf. M«'Fie, Œuvres, t. II. p. 306: « le mysticisme, c'c^t le christianisme lui-même ".

lien est, par définition, un mystique;, ou doit tendre à le devenir.

Mais le mysticisme n'est pas seulement l'amour de Dieu ; et le mot a un sens plus étroit et plus précis. Théologiens et psychologues désignent sous le nom de mystiques des phénomènes et des états dont j'aurai à préciser les caractères. Il suffira pour le moment d'indiquer que ces phénomènes et ces états, dits « états d'union », se manifestent indépendamment de la volonté du sujets Les uns consistent principalementen des visions et en des « auditions » d'origine supposée surnaturelle ; les autres impliquent une intuition d'un genre spécial. Dieu, que le commun des croyants s'ingénie à concevoir, est, par le mystique, amoureusement, et, quelle que soit la valeur objective de sa perception, expérimentalement perçu. « La théologie mystique, dit Gerson, est une connaissance expérimentale de Dieu, dans l'étreinte de l'amour unitif » : experimentalis cognitio habita de Deo per amoris unitivi complexum-.

Ce sont les différentes variétés de cette « expérience », dont l'intérêt psychologique égale l'importance religieuse, qui seront décrites et critiquées dans le présent ouvrage.

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