De mystica theologia speculativa, consid. xxviii
Je les (k'tiirai telles que les réalisent les ealholicjues orthodoxes. Pour des raisons faciles à démêler, le oalholicisnie est, de toutes les communions chrétiennes, celle où les phénomènes et les états mystiques se sont manifestés de tout temps avec le plus de fréquence et d'ampleur. Les mystiques ne sont pas tous des saints ; mais presque tous les saints canonisés ont été des mystiques, au sens lechiiique et précis du mot'. Et ce serait ici l'endroit, si l'on écrivait une étude historique, de caractériser et d»' comparer entre elles les grandes écoles mystiques orthodoxes : école française du moyen âge et du XVII'' siècle, écoles italienne, flamande et allemande des XIII* et xiv* siècles, école espagnole du XVI*. Mais une telle confrontai ion entraînerait trop loin ; et il suffira, pour tracer des mystiques orthodoxes un crayon ressemblant, de juxtaposer les traits qui leur sofil comnmns, à (juelquc école qu'ils appartiennent.
1. A entendre au sons littéral certain passage de l'Epitre au.x datâtes, (VI, 17) saint Paul, qui fut ravi jusqu'au troisiènae ciel (II, Cor , xii) aurait intMne été le premier des stigmatisés.