‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 81 sur 161 · Op. cil., p · texte numérisé non relu

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3. Je renvoie au.\ pages que William James a consacrées, dans L'Expérience religieuse, Paris, F. Alcan, à ce qu'il appelle la « révélation anestliésique ».

Or c esl à ce sentiment que se rattacheraient, suivant M. Bernard Leroy, les visions intellectuelles de la seconde catégorie. Elles ne constitueraient même pas, à proprement parler, des phénomènes inlellecluels, et seraient à ranger « parmi les états où prédomine l'exaltation émotive' ».

C'est parmi ces mêmes états que devraient être rangées les paroles intellectuelles. Elles ne feraient qu'un avec les visions, et on ne les en aurait distinguées que pour des-raisons de symétrie. Ce seraient également des phénomènes de pseudo-compréhension, les intuitions que les mystiques qualifient de « paroles » se rapportant à des concepts plus abstraits que celles qualifiées de « visions », à des concepts non susceptibles de se symboliser en images visuelles.

Les visions intellectuelles de la troisième catégorie (ayant pour objet un personnage surnaturel) impliquent, non plus comme celles des deux catégories précédentes, une connaissance, mais le sentiment d'une présence, d'une présence spatialement localisée, sans cependant être perçue par aucun sens.

Ce sentiment de présence, que sainte Thérèse distingue très nettement de la sensation diffuse de la présence de Dieu, caractéristique de tous les états d'union mystique^; ce sentiment qui, dans beaucoup de cas, ne com-

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