Op. cit., p
2. Vie, ch. x : « Le sentiment de la présence de Dieu me saisissait... tout à coup. 11 m'était absolument impossible de douter qu'il ne fût aa dedans de moi ou que je ne fusse tout abîmée en lui. Ce n'était pas là une vision ; c'est, je crois, ce qu'on appelle théologie mystique. » — Cf. ch. X.KVII ; la sainte, après avoir décrit la vision intellectuelle de présence, ajoute : « Ce n'est pas comme une présenre de Dieu qui se fait souvent sentir... Cette grâce est sans doute un grand don de Dieu... mais ce n'est pas une vision. » Et encore (Relatiun II au P.
porte pas d'interprétation roli|^ieuse', s'expliquerait, au dire dos psycliolo<^^uos, soif (William James) « par une adaplalioii motrice, surgie sans cause », soit (Bernard Leroy) « par le développement spontané dans la conscience des émotions ordinairement liées à la présence d'un être ou d'un objet' ».
On vient de voir comme quoi les visions et les paroles surnaturelles relèvent, suivant les cas, de mécanismes psychologiques très diflérents.
Mais, quelle (ju'en soit la nature, elles évoluent nettement — quand elles ne sont pas d'emblée des hidlucinations — dans le sens hallucinatoire. Et la courbe de leur évolution n'est pas celle que, pour des raisons théoriques, déterminent la plupart des théologiens.
Ils posent en principe que les visions et les paroles corporelles sont « le propre des commençants » ; suivraient, il 1 avantage de ceux qui progressent dans la vie mystique, les visions et les paroles imaginaires, les visions et les paroles intellectuelles étant « le lot des plus parfaits^». Or, c'est plutôt dans l'ordre inverse qu'apparaissent ces phénomènes.
Soit, par exemple, le cas de sainte Thérèse.
Rodrigue Alvarez) : a Je lue souviens d'une autre oraison qui précède la première dont je vous ai parlé et qui consiste en une certaine présence de Dieu : ce n'est nullement une vision... » ^. William James, op. cil., p. 49 et suiv.
2. Uelacroi.x, appendice 1, |i. iiO. — M. Delacroi.v concilie les deux liypotiièses, et les complète.