‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 83 sur 161 · Uibet, 11, cil. i, xv · texte numérisé non relu

Uibet, 11, cil. i, xv

A l'âge de vingt ans (i 533), et avant sa « conversion» définitive, elle est gratifiée, à de certains intervalles, de ce sentiment diffus, non localisé spatialeinenl, de la présence divine, « sentiment de présence» dont il a été parlé plus haut, et qui n'est pas une vision*.

A quarante-deux ans(loS7), elle commence à entendre des paroles intérieures'^ : ces paroles sont très fréquentes, pendant deux années^

Environ deux ans plus tard, commencent les visions. Ces visions sont d'abord intellectuelles* ; le sentiment difTus que Thérèse avait de la présence divine se précise et se localise : elle sent le Sauveur à sa droite^, souvent aussi saint Pierre et saint Paul à sa gauche*.

Mais voici que la poussée hallucinatoire atteint, chez la sainte, sa pleine expansion. A ses visions intellectuelles s'adjoignent des visions imaginaires, qui se font de plus en plus complètes. Elle ne voit d'abord que les mains du Sauveur ; peu de jours après, elle distingue son visage ; plus tard enfin, il lui apparaît tout entier'.

Ce processus dans le sens hallucinatoire est-il, de sa nature, pathologique?

Le sentiment d'une présence, sentiment qui caractérise certaines visions intellectuelles, qui est plus qu'un

Page 1