ch. XXVIII, XXIX
pIuMioriioncde simple croyance et n'atteint pourtant pas. généralement du nioins.àriiallucination.peiil,envisa;:t'' en lui-même, se concilier avec la plein»' santé de l'esjjrit. Et l'on en doit dire autant des phénomènes dinlerprélalion automatique et de compréhension ou de pseudocompréhension dont il a été parlé plus haut.
Quant à ces hallucinations que sont les visions et h-s paroles imaginaires, la question de savoir si elles sont ou non de nature pathologique se ramène à cetj^e autre, plus vaste: y a-t-il ou non des hallucinations normales ?
Un grand nomhre de psychologues tiennent pouil'affirmative. On sait la théorie de Taine sur la perception extérieure considérée comme une hallucination vraie, et (ju'il fait de l'hallucination. la trame même de notre vie mentale. «De l'idée à Ihallucination, dit-il, il n'y a d'autre difiérence que celle du germe au végétal ou à l'animal complet'» ; affirmation (jue M. Charles Richel a reprise en ces termes : «Si le plus souvent l'hallucination — et j'entends par là l'hallucination complète de la vue, de l'ouïe, du toucher — ne se rencontre que chez les aliénés, il n'y a rien dinvraisemhlahle à admettre par exception ce phénomène psychique chez des individus ahsolument normaux. Comme l'ont fait remar(|uer les auteurs classi(jues. il y a entre l'image mentale et l'hallucination complète toult; une série de transitions graduelles, et la limite entre l'image mentale très forte et riialiucination très vague n'est pas possihle à tracer. Si donc on parvient à démontrer qu à l'état normal chez des intelligences irréprochahles il y a par-