De l'intelUgcnce, éd. de 1888, t. II, pji. 10, 2o
fois halliicinalion coniplMe, on aura donne rcxplicatioii la plus vraisoiublablo dos apparitions'. »
Ces hallucinations normales, dans lesquelles les idées deviendraient (c réellement ce qu'elles sont étymologiquement, e'.Bv;, des visions* », sont celles que Bricrre de Boismont, en un ouvrage resté célèbre ^ qualifie dephysiologiques, par opposition aux hallucinations pathologiques : « Nous avons voulu protester, dit-il, contre l'hypothèse qui fait de l'hallucination un symptôme constant de la folie et démontrer par les seules données de la science que, dans certains cas, elle peut être considérée comme un phénomène purement physiologique. »
Contre cette théorie de l'hallucination normale s'inscrit en faux M. Bernard Leroy ^ La survenance de l'hallucination implique toujours, suivantlui, une perturbation dans le mécanisme intellectuel. Loin d'admettre, avec Brierre de Boismont, que le phénomène puisse jamais être l'effet d'une excessive tension d'esprit, d'une attention exagérée, il le tient, dans tous les cas, pour symplomatique d'une déficience de l'attention volontaire, ou, plus exactement, de la « substitution d'un mode particulier de l'attention automatique à l'attention volontaire devenue impossible».
1. Revue philosophique, septembre 188o. — Cf. dans le même sens, Myers, La personnalité humaine, sa survivance, ses manifeslalions supranor maies, p. 201 : m Toute idée constitue, selon la prédominance des éléments moteurs ou sensoriels, ou un mouvement naissant ou une liallucination naissante... Jusqu'en ces dernières années, on les considérait (les hallucinations) comme un phénomène pathologique... iMais les recherches de Gurney ont montré que, dans un grand nombre de cas d'automatisme sensoriel, il s'agissait de personnes parfaitement saines. »
2. E. Recéjac, Essai sur les fondements de la connaissance mystique, p. 170. Paris, F. Alcam.