‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 92 sur 161 · Science et Méthode, ch. m · texte numérisé non relu

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certitude immédiate, que les transformations arithm«> tiquesdes formes quadratiques ternaires indéfinies étaient identiques à celles de la géométrie non-euclidienne », — il cite deux beaux cas d'inspiration scientifique, consécutive à une longue maturation intellectuelle.

3° L'inspiration est tantôt accueillie avec une joie indicible, tantôt subie douloureusement. « C'est en pleurant et en me retenant de crier, dit Musset, que j'accouche d'une idée qui m'enivre, » Et cette parturition s'accompagne chez lui d'une « vraie souifrance physique qu'il ne peut définir* ».

4*" L'inspiration ne préjuge ni ne garantit en aucune façon la valeur de son contenu. Elle peut rester à l'état de pur sentiment intellectuel, et « beaucoup, dit Ribot», se sont sentis réellement inspirés sans produire rien qui vaille ».

Que l'inspiration, quelle qu'en soit la nature, trouve son origine dans le développement, ignoré du sujet, de l'activité subconsciente, le fait n'est pas douteux. Reste la question de savoir de (juel genre est le subconscient qui s'y manifeste.

« L'inspiration, déclare Chabaneix dans son étude sur Le subconscient chez les artistes, les savants et les écrivains, n'est que le moindre degré d'un véritable état second : le somnambulisme à l'état de- veille^. » Et il s'explique : « dans l'inspiration, c'est comme un étranger qui dicte à l'auteur; dans le somnambulisme, c'est cet étranger lui-même qui prend la parole ou la plume,

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