Chût., 7" dem., cli. m
sifs, reliés par d'insensibles transitions, d'un unique processus montai*. — Reprenant, pour la compléter, la description qui vient dètro empruntée à sainte Thérèse, c'est sur l'état mystique arrivé à son maximum d'intensité, sur l'extase, que je ferai porter plus spécialement mes précisions.
L'extase se déclare, ou sous la forme progressive d'une sorte d' « écoulement tranquille en Dieu" », ou de façon subite et violente. Dans ce second cas, elle prend le nom de ravissement : prévenant toute pensée et toute préparation, l'aigle céleste fond sur vous, dit sainte Thérèse, et vous emporte sur ses ailes'.
Elle a des formes incomplètes, dans lesquelles l'extatique garde, en une certaine mesure, le contrôle de ses perceptions et la liberté de ses mouvements. Il arrive qu'il Joue son extase (quand ce sont, par exemple, des scènes de la Passion qui se déroulent devant lui), ou (ju'il la parle. « Sainte Catherine de Sienne dictait, dans ses ravissements, des traités entiers ; sainte Marie- Madeleine de Pazzi faisait à haute voix son examen de conscience et sa confession... Jeanne de la Croix prêchait... On raconte de sainte Marie-Madeleine de Pazzi. de la mère Agnès (de Langeac) et de plusieurs autres.
1. Je ne tiens pas compte ici du a mariage spirituel », lequel, à raison de l'absence de tout piiénomène spécilique qui le caractérise, échappe à l'investigation psycholoc;ique.