‹ Psychologie des sectesChapitre 5 sur 53 · Messedaglia, La statistica délia criminalité, Rome · texte numérisé non relu

Messedaglia, La statistica délia criminalité, Rome

2. Maury, Du mouvement moral de la Société, dans là Revue des Deux-Mondes, septembre 1860.

3. Dans un article publié par la Revue des Revues, 1893, vol. I, p. 241.

minalités : l'exemple delà criminalité atavique, ce peut être celui de Jacques Lantier (1), la bête humaine, pour qui le sang a un attrait irrésistible et pour qui le crime est un besoin ; l'exemple de la criminalité évolutive et moderne, ce peut être Tullio Hermii (2), le misérable qui a horreur du sang et peur du crime, mais qui rend complice de l'assassinat de son fils l'air glacial de la nuit.

Nui cependant — autant que je sache — n'avait jusqu'ici appliqué l'observation faite à propos du crime individuel au crime collectif, nui n'avait dit que ces deux formes de criminalité, qu'on peut noter dans les crimes commis par des délinquants isolés, existent aussi dans les crimes collectifs et spécifiques des diverses classes sociales. Et pourtant l'observateur le plus myope en jetant un regard sur l'état actuel de la Société ne peut pas ne pas s'apercevoir que, à côté des délits isolés et personnels de tel ou tel criminel, il y a deux formes de criminalité collective qui s'élèvent et qui s'accroissent, à savoir la criminalité de la classe élevée, et celle de la basse classe sociale. D'une part, nous avons les riches, les bourgeois, les hommes cultivés, qui, dans la politk. que et dans les affaires, vendent leur vote, leur influence, et, en usant de l'intrigue, de la ruse et du mensonge, volent l'argent du public, d'autre part nous avons les pauvres, les roturiers, les ignorants qui, par les complots d'anarchistes, parles manifestations et les émeutes, tentent de se révolter contre la condition qui leur est impo-

{ . Emile Zola, La Bête humaine.

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