‹ Psychologie du rireChapitre 4 sur 49 · PRÉFACE VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE VU

de laboratoire non directement assimilables, parcequ'ils sont d'une « essence » trop pure ou d'un « degré » trop élevé ; mais pour les rendre utilisables, je veux dire pour les faire accepter de la raison commune, il ne s'agit que de les diluer, de les étendre, d'en abaisser le degré.

Nous avons précisément essayé d'apporter à chaque théorie du rire les atténuations et restrictions nécessaires. Pour cela nous n'avons eu qu'à mettre chacune en regard de toutes les autres. Nous les avons non seulement corrigées ainsi, mais encore complétées les unes par les autres. Encore fallait-il les faire tenir toutes ensemble, et pour cela y aller de notre propre système. Ce système paraîtra sans doute bien modeste; il ne sera alors que plus conforme au but poursuivi, qui est de mettre une fois d'accord « le peuple et les habiles », c'est-à-dire de présenter une explication du rire qui ne paraisse pas au vulgaire, — non récusable ici comme incompétent, — stupéfiante à force de recherche et complètement brouillée avec l'expérience commune.

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