Da.>'sles ponctions intellectuelles. — o) Xoufl avons
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tous à chaque instant une multitude de s€7isations inconscientes. Car nous ne voyons pas, par exemple, le millième des images qui s'impriment sur notre rétine quand nous descendons une rue en rêvant, ou en conversant avec un ami. De même l'habitude, grand artisan d'inconscience, nous fait perdre la sensation du frottement de nos vêtements, de la i)ression exercée par notre poids sur la plante de nos pieds. Toute sensation habituelle devient inconsciente ; tels le bruit du moulin, le tic-tac de la pendule. Il y a également des distractions étonnantes : des blessés inconscients de leurs blessures, Pascal supprimant une névralgie atroce en s'appliquant au problème de la roulette, etc. Bref toute sensation qui manque à capter l'attention glisse progressivement de la conscience à la subconscience, puis de la subconscience à l'inconscience absolue.
&) Le fil de V association des idées ne va guère sans passer i)ar des anneaux inconscients. Témoin Hobbes, à qui l'on parle de la mort de Charles I^^^ et qui demande la valeur du denier romain. Il avait sans doute passé par ces intermédiaires : Charles I®"" vendu par les Ecossais, comme Jésus, par Judas, pour trente deniers. Là se trouve la psychologie des coq-àl'âne les plus abracadabrants.
c) Dans la mémoire. Tous les souvenirs ne subsistent qu'à l'état inconscient. De plus, leur rappel, tant volontaire que spontané, se fait souvent par un mécanisme également inconscient ; aussi tout le monde sait que le meilleur moyen de retrouver un nom qui se dérobe, c'est de n'y plus songer ; quelques instants après il jaillit dans la conscience, évoqué par une activité souterraine inassignable.
d) Le travail de Vimagination échappe presque toujours à l'analyse de l'artiste, qui n'enregistre que ses résultats. Ce qui ex]3lique la croyance des anciens à l'inspiration, et des modernes au génie créateur. Toute invention s'élabore ordinairement dans des profondeurs inaccessibles ; l'inventeur est le premier surpris de sa découverte, et le poète de son vers et de la rime qu'il trouve « au coin du bois ».
e) Mais nulle part on ne trouve plus d'inconscience que dans les fonctions supérieures de l'intelligence. La perception comporte, nous le verrons, une intervention constante d'opérations inconscientes, telles que celles de l'appréciation des distances, des reliefs, la reconnaissance des objets, etc. D'autre part, la pensée va d'une allure si naturellement fougueuse qu'elle passe comme un éclair par une suite d'idée?;, de juge-
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ments et de raisonnements, pour sauter à quelque affirmation solide où elle s'arrête. Ainsi les conclusions paraissent sans leurs prémisses, et les convictions sans les arguments qui les fondent. L'habitude joue encore ici son rôle : plus on pense souvent, plus on pense vite, plus on pense bien, plus on pense inconsciemment. La connaissance des choses enlève la conscience de soi. liien ne nous est moins familier que la claire vue du mécanisme de nos opérations intellectuelles, qui réalise normalement le type de l'inconscience.
Aussi a-t-on eu raison de considérer l'inconscient comme le meilleur auxiliaire du travail intellectuel. Tel problème insoluble sur lequel on s'endort se trouve résolu au réveil ; c'est la pensée inconsciente qui a tout fait. Vos idées s'agitent dans un chaos tumultueux, un peu de musique leur donne le temps de s'organiser et de cristalliser toutes seules. C'est que la réflexion appliquée, par son contrôle perpétuel, par ses à-coups, ses impatiences et ses parti-pris, aboutit souvent à gêner le travail de la pensée spontanée : tels ces maîtres dont la présence et la critique paralysent d'excellents ouvriers. D'où l'importance de la méditation abandonnée, de la rumination, voire de la rêverie, et même de la paresse, s'entend delà paresse active, qui donne congé à la conscience et franc jeu à la pensée silencieuse et libre. D'oîi le danger des systèmes d'études qui épuisent les forces de l'élève dans un enseignement tout en classes, et ne réservent rien aux activités inconscientes et spontanées.
2. Dans les fonctions affectives. — a) Nos émotions et nos passions ont naturellement des racines inconscientes, par oîi elles plongent dans notre passé ou dans notre tempérament. La mélancolie est le type de ces états d'âme à fonds d'abime : l'erreur la plus commune est de l'expliquer par des raisons intellectuelles, même éloquentes. Le pessimisme tient plus souvent à l'estomac ou aux entrailles qu'à la connaissance de la vie. La tristesse de René et des incompris n'est guère qu'une idéalisation des troubles de l'adolescence, et comme une crise de puberté artificiellement prolongée. — D'autre part, émotions et i>a>sions passent presque normalement par une période d'incubation inconsciente ; elles existent avant qu'on les sente, et se révèlent souvent aux autres avant de nous être conscientes. Tout le théâtre de Marivaux, en ])articulier, est fondé sur cete ob.servation.
b) Nos inclinations, nos instincts et nos tendances nous échan-
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pent tant qu'ils ne se sont pas actualisés dans des représentations et des actes. Toiit ce qui est virtuel en nous est inconscient. Et ce virtuel, oii se retrouvent toutes les puissances de la race, de l'hérédité, de l'éducation et du passé, fait le fonds du caractère. C'est pourquoi il est si difficile de se connaître.
3. Dans les fonctions actives, — Les trois quarts de nos activités sont pur automatisme psychologique, automatisme d'instincts ou d'habitudes, ou encore d'idées qui se déclanchent et fonctionnent à notre insu. Or tout automatisme est inconscient. De plus, même dans nos actions conscientes, il y a toujours lieu à l'intervention inapparente de mobiles et de motifs insaisissables : « Les idées claires nous servent à penser. : mais c'est toujours par quelques idées confuses que nous agissons ; ce sont elles qui mènent la vie » (Joubert). Et ces idées confuses enveloppent l'infini des forces inconscientes. Comment f aii'e la psychologie intégrale des conversions religieuses ou morales, et des décisions subites qui changent toute une vie % Est-il même des décisions dont on puisse donner une explication exhaustive ?
Article lll. — Théories modernes sur la conscience.
Tous ces faits et toutes ces analyses ont forcé les psychologues modernes à modifier les thèses classiques sur la conscience et à faire sa part à l'inconscient.
I 1. — Le seuil de la conscience
L II semble bien impossible d'abord de maintenir V identification cartésienne entre la vie psychologique et la conscience, s'il est vrai qu'il se passe en nous plus de phénomènes que nous n'en apercevons et n'en pouvons apercevoir, et que nous sommes aussi riches, sinon plus riches, d'états inconscients que d'états conscients. La conscience n'est pas coextensive à la vie psychique. Donc elle ne lui est pas identique. Donc encore elle n'est pas sa forme nécessaire. Elle n'est aucunement une forme, mais tout simplement une fonction, qui a sa place parmi les autres fonctions.
La vie psychique apparaît ainsi comme une sorte d'océan intérieur de sentiments, de pensées et de mouvements infinis, océan dont n'affleurent que des vagues, tandis qu'évoluent en dessous des com-ants dans des profondeurs de plus en plus obscures. La conscience est comme le phare qui éclaii'e en x>lein
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les agitations superficielles, et dont la lumière pénètre avec des difficultés croissantes les couches inférieures. Il existe une limite oii elle ne les éclaire plus du tout.
II. Il y a donc lieu de parler dans la vie psychique d'un seuil de la conscience; au-dessous, tout est inconscient, inconnaissable par le moi ; au-dessus, tout est progressivement subconscient, puis enfin conscient, et arrive à se faire approprier, connaître et personnaliser par le moi. Ce seuil ne doit pas être conçu comme fixé une fois pour toutes ; il n'est qu'une limite idéale, qui doit rester flottante. Tels phénomènes sont conscients chez les uns et ne le sont pas chez les autres, sont conscients à un moment et no le sont pas à un autre. Autrement dit, il y a lieu de remarquer des oscillations du seuil de la conscience ; le seuil descend plus bas chez un individu sain que chez un hystérique, chez un individu dispos que chez un fatigué, etc. Ces oscillations tiennent avant tout à l'énergie de l'activité synthétique qui constitue le moi, et qui se retrouve dans toutes ses fonctions. Cette acti\-ité fléchissant, son emprise et sa portée se restreignent. De là, ces rétrécissements du champ de la conscience qui, pour peu qu'ils ne soient pas occasionnels, comme dans la fatigue, mais constants et pathologiques, expliquent psychologiquement les maladies mentales dont nous avons parlé, et la misère intellectuelle qu'elles entraînent (p. 80).
III. En appliquant cette notion du seuil à l'ensemble de la vie psychologique, on la partage en deux régions, distinction popularisée en ces derniers temps par les termes de la vie ou conscience supraliminale {supra, au-dessus ; limen, seuil), domaine du conscient, et vie ou conscience subliminale {suh, au-dessous), domaine de l'inconscient.
§ 2. — RAPPORTS DU CONSCIENT ET DK l/iNGONSGIENT
I Leur identité psychique. - Ouon remanniebien que jusqu'ici nous n'avons pas donné la nioindre explication de rinconscient ; car ce n est pas r.'xpliquer que de le définir négalivemenl du non-conscient, et de délerinin.T sa place géographique dans le monde Intérieur avec la notion de seuil A co point de vue on ne saurait donc trop se défier des formules mythologiques qui le personnalisent : « l/inconscient fait tout en nous ... etc. Il v^i la une véritable piperie de mots. L'Inconscient n existe f pas plus comme faculté de lâmo que comme divinité de la nature. Loin d être ce qui explique, il est ce qu'il faut expliquer — Au surplus. la conscience elle-même n'explique pas la vie psychique, où on lui fait également jouer, plus s..uvent qu'on ne croit, un rôle de faculté. C'est au contraire la
vie psychique qui, avec ses fonctions et leurs lois, explique à la fois et le conscient et l'inconscient. Une sensation, une perception, une idée, etc., ne suivent que les lois de la sensation, de la perception et de l'idée; qu'elles soient connues ou non, conscientes ou inconscientes, cela ne change rien à leur mécanisme interne, cela ne leur vaut que d'être ou de n'être pas connues et contrôlées par le moi.
La vie inconsciente a donc à sa disposition toute la même instrumentation que la vie consciente, le même système nerveux, le même matériel de souvenirs, d'images et d'idées, les mêmes expériences interne et externe, les mêmes opérations et fonctions psychologiques, et enQn la même activité synthétique, puisque toutes deux ne sont que les deux champs d'action d'un seul et même moi. La seule différence est une différence d'intensité en tout cela : si le moi s'absorbe en son œuvre consciente, il faut bien que son œuvre inconsciente s'en ressente. Ce qui empêchera toujours de donner raisonnablement la prévalence à l'activité inconsciente.
II. Leur collaboration. — Normalement donc la continuité naturelle de la vie psychique établit une collaboration constante entre le conscient et l'inconscient, entre la conscience supraliminale et la conscience subliminale. Il y a entre elles des échanges. La conscience subliminale ne subsiste que d'idées ou d'impulsions ébauchées, délaissées, ou même « refoulées -) par la conscience supraliminale, idées et impulsions qui continuent ensuite à évoluer selon leur rythme et leur dynamique propres. Ainsi, beaucoup de réflexions, commencées en pleine lumière, s'achèvent dans l'obscurité, sans cesser nécessairement d'être logiques, en cessant d'être contrôlées. Par là s'expliquent les solutions de problèmes pendant le sommeil, la sagesse proverbiale de la nuit qui porte conseil, et les conclusions justes de raisonnements faits en nous sans nous. La conscience supraliminale enregistre ces résultats de travaux qu'elle n'a pas eu à accomplir. C'est nous qui retrouvons le nom oublié que suggère l'inconscient, nous qui inventons les belles idées fournies par l'inspiration, etc. Les poètes ne croient plus guère aux Muses. L'unité du' moi reste donc entière en son double travail.
III. Leur dissociation. — Ce n'est que dans les cas anormaux, où une fissure se produit dans la continuité de la vie psychique, que l'on voit évoluer séparément les deux consciences supraliminale et subliminale. Alors se produisent ces symptômes qui servent à caractériser les maladies mentales : « désagrégation de la vie psychique », « oscillations exagérées du seuil de la conscience », « rétrécissements morbides du champ de la conscience », « dédoublements de la conscience, de la mémoire », « dépersonnalisations » « dédoublements de la personnalité », apparition d' « états seconds », de « moi sublimiuaux », etc. (p. 137). Alors, pour des raisons généralement inassignables, la vie psychique se détraque et se brise ; la communication entre le conscient et l'inconscient se perd. Et les deux consciences, au lieu de collaborer, s'organisent à part l'une de l'autre, retenant chacune ce qu'elles peuvent de l'activité psychique, systématisant et personnalisant séparément leurs phénomènes, désormais plus ou moins incommunicables. Mais, jusqu'en ce divorce, elles continuent à observer les seules lois qui soient inviolables, les lois psycholo-
giqiies des fonctions. Aussi ne peuvent-elles que paraître se singer conlinuelloiiieiit. L'anormal reste toujours à base de normal '.
I 3. — Si la conscienck est un épiphknomène
Cette formule célèbre a deux^ sens, qui ne s'impliquent point réciproquement; tm sons historique: épi[ihénomène signifie alors phi''nonicne tard venu, deiuitr arrivé ; et un sens métaphysique : épiphénomène signifie alors phénomène de luxe et sans efficacité.
I. Historiquement, la formule est vraie. Elle l'est aux deux sens (p. 100) du mol conscience. La conscience objective, ou la vie psychique, esll'épiphénomène delunivers. Elle est en effet la dernière forme de la vie, qui elle-même est de date relativement récente dans l'histoire de la terre. A son tour, la conscience subjective est l'épiphénomène de la vie psychique, qu'elle présuppose, comme nous l'avons vu, et vient couronner. De même que nous avons hésité à altriliuer sa forme supérieure, la conscience réfiérhie, aux animaux supérieurs, de même pouvons-nous douter que des animaux inférieurs, comme les annelés. et a fortiori les infusoires, aient le développement psychologique qu'implique la conscience spontanée. On peut fort bien ne leur reconn;iitre que des sensations inconscientes et non personnalisées, celles qui suffisent à leurs réflexes. Dans l'homme, nous avons dû retarder l'apparition de la conscience réfléchie à l'Age de discrétion la conscience spontanée est naturellement plus ancienne; mais on peut hésitera la faire remonter jusquà l'époque de l'animation. La vie foetale ne présente guère que des sensations et des mouvements inconscients.
II. MétaphijsiqucmentlBi formule paraît inacceptable. A priori, d'abord, que signifierait dans la nature un phénomène inefficace, sinon un phénomène sans conséquence ni conséquents, c'est-à-dire, quelque chose d'inintelligible, un monstre? Mais a pusteriori, l'efficacité des deux consciences paraît expérimentalement évidente. D'une part, en effet, tous les faits d'influence du moral sur le physique, et plus généralement encore l'usage que les animaux font de letu's connaissances pour diriger letirs actions, enfin ra?;.servissement de la nature à l'inlrlligence humaine, prouvent la puissance de la vie psychique, ou conscience objective. D'autre part celte vie psychique trouve dans la conscience subjective, et dans l'efficacité do son contrôle, le maximum de son développement et de sa valeur
I. Ces tht!-ories purement psychologiques ont dcjà donnO liou i des int. i pri'tationsm''taphysiques. C'estainsique.si'InnMycrs laconsciencc subliminal»; coiisliluorait iinlre viritablc personnalité, dont la conscience supraliminale «'nicr^'erail sans cossor d y baigner. Le principe de l'incoMimunicabilité des consciences ne se vcrilierait que pour celle-ci. .\u contraire les consciences subliminales d hommes diffi-rents pourraient communiquer entre elles, ce qui expliquerait les faits de lectures de pensives, de télépathie, de rapports avec les esprits, eti-. Tels des icebergs se touchent en dessous du niveau de locean et restent sans contact possible au-dessus de leur ligne de llotlai- Bon. — Le moins qu on puisse dire de telles doctrines est qu'elles relèvent de rimaginali'in, cl qu ••Iles sortent riii dotnaine fies faits scientifiques vcri fiables.
pratiqups. Qu'on imagine l'univers sans vie psychique, ou la vie psychique sans conscience de soi, et l'on verra que les deux préleadus épiphénomènes sont des nécessités biologiques, et non un luxe.
Cette formule métaphysique, loin d'être inspirée par les faits, ne peut donc procéder que d'une doctrine dédaigneuse des faits. Elle a dû sa rare fortune au préjugé matérialiste. Le matérialisme, faisant de l'âme son delenda Carlhago, devait dénier toute importance, sin^n toute réalité, à la vie psychique ; aussi voulut-il qu'elle ne fit que traduire des phénomènes auxquels elle ne participerait point, qu'elle jouât dans l'univei's le rôle de témoin et non d'actem*. Cette singulière prétention se brise au contact des faits.
IlL La même formule a reparu sous une forme atténuée dans des théories évolutionnistes qui n'accordent aiwt deux consciences qu'une efficacité relative et toute transitoire. Le fonds de l'univers serait pur mécanisme: et de même le fonds de tout organisme vivant. Seulement la vie psychique serait nécessaire pour monter de nouveaux mécanismes, constituer les instincts et les habitudes, qui tendent à l'inconscience. Apres quoi survivrait l'automatisme pur, et disparaîtrait la vie psychique, devenue inutile. Ainsi les abeilles et les fourmis devraient les merveilles de leur activité à une intelligence évanouie; et sans doute l'intelligence humaine actuelle ne ferait que préparer des fourmilières humaines à vie automatique et inconsciente. Toute conscience tendrait donc à se rendre inutile età se suicider, par une sorte de loi d'entropie psychique. — Mais au contraire la courbe de l'évolution de la vie dans l'univers mène vers une expansion progressive de la vie psychique. Les instincts des animaux font plutôt penser à une intelligence rudimentaire en exercice qu'à une intelligence en régression ; et l'on n'explique pas sérieusement le cas des fourmis et des abeilles par des ancêtres disparus. De même l'intelligence humaine va vers son perfectionnement plutôt que vers l'encroûtement de l'automatisme. Si la vie psychique disparaît de l'univers, ce sera plutôt pour y être devenue impossible, comme les autres vies, que poury être devenue inefficace ou inutile. La formule de l'épiphénomène n'exprime pas mieux l'avenir que le présent ou le passé de la conscience.