‹ PsychologieChapitre 7 sur 107 · LE PHYSIOUE ET LE MORAL · texte numérisé non relu

LE PHYSIOUE ET LE MORAL

Jusqu'ici nous avons examiné la conscience en elle-même, comme si elle existait seule et n'avait aucun rapvort ni avec l'univers ni en particulier avec son propre corps. Il le fallait bien jjour dégager son originalité; mais ce point de vue légitime est incomplet. Il convient maintenant de replacer la conscience dans son milieu réel, et de voir comment les phénomènes i)>yeliologiques se relient : !« aux phL-nomènes physiques, et 2^ plus spécialement aux phénomènes physiologiques.

Aitnci.E l. — Conscience et monde extérieur.

Dès qu'on replace la conscience dans l'univers, elle y apparaît comme un organisme vivant, à côté d'autres organismes vivants. Elle est la dernière forme de vie apparue sur notre globe, où elle se réalise dans un corps qui la met en continuité avec tout le système des phénomènes physiques. Elle baigne, pour ainsi dire, dans la nature, et se trouve conditionnée, comme toute vie, par son milieu physique, à la fois (luant à son existence et quant au jeu de ses facultés. Par là, elle relève de la biologie ou science générale de la vie.

I Points de vue biologiques. — La biologie a pris à tâche de dégager les rapports originaux des organismes avec leurs mi lieux, rai)ports qui se peuvent ramener à la formule générale de a V adaptai ion de Vintcrns à Ve.xterne » (Spencer). Ainsi, tandis que les corps bruts s'accroissent par juxtaposition de parties nouvelles, les corps vivants s'accroissent par assimilation active d'éléments puisés dans le réservoir universel, et transformés en tissus et en organes. Ce sont comme de petits laboratoires de

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