Chapitre I*. — Des Facultés intellectuelles
Première division — Facultés intellectuelles inférieures 4
De la perception 4
De la mémoire 10
Influence de la vivacité et de la profondeur des impressions sur la durée des souvenirs. — Mémoire plastique. — Mémoire automatique.
Deuxième division. — Facultés intellectuelles supérieures ou réflec-
tives . do la réflexion «huis ses différentes formes 16
1° IV l'attention 17
‘2° Du raisonnement 20
Le raisonnement, moyen par lequel nous découvrons les vérités cachées, peut produire également l’erreur. — Le raisonnement ne doit pas être confondu avec la raison.
3° Du jugement 26
Nous jugeons , non-seulement par une opération compliquée de l’esprit, par le raisonnement, mais encore par l’activité simple de la perception , de la mémoire et des facultés instinctives.
4° De l'imagination 30
Trois ordres de facultés concourent à composer l’imagination : la faculté créatrice, les facultés instinctives et les facultés réflectives. — Activité volontaire de l’imagination dans les arts et la poésie.— Activité involontaire de l’imagination sous l’influence des passions qui dominent l’esprit.
h° Des variétés présentées par l'intelligence dans son dévelop-* pement ou su ipiuntilé, et dans ses uplitudes ou ses qualités. 39
Chapitre II. — Des Facultés instinctives ou morales, ou des senti- Article Ier. — Fonctions des facultés instinctives 43
Énumération des principales facultés instinctives. — Leurs fonctions.—Les facultés instinctives sont le principe des motifs rationnels d’action. — Ces motifs se résument tous, ou dans une satisfaction soit présente, soit éloignée, à obtenir, ou dans le devoir. — Toutes les facultés instinctives engagent à agir pour obtenir une satisfaction, motif égoïste au fond.— Le sens moral, outre qu’il engage à agir par ce motif égoïste, engage aussi à agir par devoir, lorsque le bien qu’il conseille défaire contrarie des penchants pervers puissants. — Les opérations réllectives qui ont lieu sur la conduite à tenir sont inspirées par les facultés instinctives actuellement ressenties.
Article II. — De lu munifestatiou des sentiments par les caructères. 69 Le caractère de chaque individu a sa source dans la nature des sentiments qui l’animent. — Caractères faibles ou nuis. — Bons caractères. — Caractères bizarres ou irrationnels. — Caractères pervers.
Article III. — Des facultés instinctives dans les races, dans les
sexes et dans les Ages 77
I" Diversité des facultés instinctives dans les races humaines.. 77 Ce qu’on entend par espèce et par race. — Polygénistes et monogénistes. — Les races humaines supérieures appartiennent toutes à la famille Européenne. — Etude psychologique sur quelques races inférieures. — Facultés instinctives du peuple Moscovite. — Facultés instinctives des Hindous. — Facultés instinctives des Chinois. — Facultés instinctives des populations dites Arabes habitant le nord de l’Afrique. Les facultés instinctives, éléments inspirateurs des penchants, des goûts, des désirs, et par conséquentdes mœurs, des coutumes et des institutions, dépendant, pour leur qualité et en partie pour leur puissance, du cerveau, organe qui manifeste les facultés psychiques, ou ne peut changer complètement et d’une manière durable les penchants et les mœurs des races inférieures, qu’en élevant l’organisme de ces races au moyen de leur mélange avec les races supérieures. — Facultés instinctives de quelques races habitant l’Océanie: Calédoniens, Australiens, Nouveau-Zélandais. — Facultés instinctives des Boschimens. — Les races humaines inférieures sont destinées à disparaître tôt ou tard devant les races supérieures. — Les races inférieures sont froissées dans leurs instincts, et ne sont point heureuses par leur contact avec les races supérieures. —
Ce que deviennent les races supérieures incultes en présence des races supérieures civilisées. — Conclusions pratiques.
2° Diversité des sentiments dans les sexes 162
3° Diversité des sentiments chez le même individu, suivant son âge 164
Aux éléments instinctifs de la jeunesse et de la virilité, à la gaîté, à l’espérance et à la générosité, succèdent, dans la vieillesse, l’inquiétude, la crainte et l’égoïsme. — Les causes physiques qui exercent sur le cerveau une influence de près comme de loin, modifient pendant leur durée la nature instinctive de l’individu. Ordinairement ces modifications produisent des perversions morales ; dans quelques cas rares, elles ont déterminé une amélioration dans les facultés instinctives.
Article IV. — Changements qui s’opèreut dans les manifestations instinctives de l'homme sous l'influence des causes morales, causes
qui agissent directement sur les sentiments 177
Les causes morales ne changent pas, comme les causes physiques, la nature des sentiments ; elles font prédominer certains sentiments qui étaient restés à l’état latent, faute d’avoir été excités.
Ces sentiments, se substituant à ceux qui avaient plus particulièrement été en activité jusqu’alors, donnent des produits instinctifs nouveaux.
Article V. — Des besoins physiques et de la science instinctive qui
les satisfait 181
Chapitre III. — Loi qui préside il l'exercice des Facultés réflectives pendant la manifestation des Facultés instinctives 187
L’exercice des facultés réflectives est soumis à la direction des facultés instinctives lorsque ces deux ordres de facultés fonctionnent ensemble. — Démonstration de cette loi par l’examen, soit des idées et des actes individuels, soit des idées et des faits généraux. — Par une conséquence de cette loi, l’homme a une foi entière dans les inspirations de ses éléments instinctifs, lorsque aucun sentiment opposé ne combat ces inspirations.
Des Opinions
Les opinions sont des croyances systématisées, inspirées par les sentiments et les passions. — Les opinions les plus différentes peuvent être professées de bonne foi ; leur diversité sur le même objet dépend de la diversité des sentiments et des passions propres à chaque individu. — Les opinions de l’homme changent nécessairement toutes les fois qu’il s’opère des modifications dans sa nature instinctive. — Origine des idées.