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DES FACULTÉS INTELLECTUELLES

Les différentes manières par lesquelles l’intelligence se manifeste, n’ayant ni la même importance, ni le même degré d élévation, nous les divisons en deux classes. Dans la première classe , nous plaçons les facultés intellectuelles les plus nécessaires, qui sont aussi les moins nobles : la perception , à laquelle nous devons la connaissance du monde extérieur au moyen des sens, et la mémoire, qui conserve les connaissances acquises par la perception et par les autres facultés psychiques.

Nous appelons la perception et la mémoire : facJm:s intellectuelles inférieures ; par l’une, l’esprit recevant les connaissances évidentes, et par l'autre les conservant sans aucun travail, ces facultés sont, pour ainsi dire, passives. Aussi peuvent-elles être égales chez l’ignorant et chez le savant, chez le sauvage et chez l'homme civilisé. Les animaux supérieurs perçoivent le monde environnant aussi parfaitement que l’homme, et leur mémoire est assez développée. Ces deux facultés fournissent aux facultés intellectuelles de la seconde classe une partie des matériaux nécessaires à leur activité.

A la seconde classe appartiennent les pouvoirs les plus

élevés de l’intelligence, se résumant tous, à la rigueur, dans un seul pouvoir , la réflexion. Nous leur donnons le nom de facultés intellectuelles supérieures ou réflectives; selon leur mode d’action et selon la destination de leur emploi, ce sont : l’attention, le raisonnement, le jugement et l’imagination. Existant en principe à l’état de germe, c’est-à-dire virtuellement, la réflexion ne devient féconde en produits élevés que cultivée par l’exercice et le travail. Dans cette faculté intellectuelle éminente, ainsi que dans les facultés instinctives supérieures, résident les caractères psychiques qui établissent, dans l’espèce humaine. la supériorité des individus et celle des races.

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