E. Jones, Psychoan. and Ed., J. éd. Ps. 1912 III
sans perdre pour cela leur iruissance pour le bien ou pour le mal.
5* On neutralise l'influence mauvaise des tendances refoulées en les faisant passer du subconscient dans le conscient. Pour cela il faut arriver à en prendre connaissance ; on y parvient par l'analyse de certains processus psychologiques, tout particulièrement des rêves, en se guidant pour cette étude d'après le principe posé au 2°.
6° La psychoaiialyse est donc d'une immense importance pour la connaissance de l'enfant et la sublimation des tendances est la fonction la plus essentielle de l'œuvre éducatrice ' .
Critique de la théorie ps^cJioanalytiqae appliquée à l'éducation. Dans la critique de la doctrine freudienne il convient de distinguer entre la spéculation et l'application pratique des théories.
Spéculativement on peut admettre que toutes les tendances de la vie sensitive, considérée en elle-même, sont groupées sous une même finalité dynamique, la conservation del'espèce^, et que dès lors les inclinations de la vie sensitive, en tant que telles, ne sont plus ou moins que les sublimations des composantes primitives de ce groupe que P. Janrt pose à la base de sa classification des tendances, la nutrition et la reproduction ^. Ces points sont solidement établis par une induction portant sur toute l'échelle animale. Mais l'homme n'est pas seulement un animal : au-dessus de l'ensemble des tendances sensilives il possède les tendances intellectuelles qui manifestent des caractères différents et même opposés. Ces tendances supérieures s'exercent en vertu de jugements, par le moyen des actes volontaires; par rapport à elles les tendances sensitives ne sont pas des composantes, des éléments, mais plutôt des mécanismes au service de l'activité supérieure, des complexes « Excitations — Réactions » capables de réaliser les mouvements voulus. Il est donc faux de dire que les tendances arlis-
1. E. Jones, 1. c. Brill A., Psyckoan. ils ihfor. and. pracl. appUcat., 1912 Philadelphie et Londres Saiinrlers el O. PriSTnit, l'îyclioan. and Childst., School Hyg. 1911 366-74. C. Fubï-mulli-k, D. pu. Bedcntun^ d. Psychoan., Monatschr. f. Pd. u. Schitlpotit., Vienne 1912 161-6 257-64.